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Un programme de mentorat pour les cinéastes queers du Canada

Six personnes queers habillées de façon extravagante, sur fond noir.

Le court métrage « Queer Nation », du réalisateur Frigid, a été présenté lors du premier Festival courts queer en 2020.

Photo : Page Facebook de Image+Nation

Radio-Canada

L’organisme image+nation culture queer et Téléfilm Canada s’unissent pour mettre sur pied un programme d’incubation et de mentorat qui permettra à cinq réalisateurs ou réalisatrices queers du Canada d’écrire leur premier scénario de court métrage.

Intitulée I+N StoryLab / histoires queer contemporaines, l’initiative a pour but de mettre en relation cinq cinéastes en herbe de la communauté LGBTQ2SQ+ avec cinq personnes mentores en réalisation cinématographique au sein d’un groupe de réflexion sur la narration en vue de travailler sur un projet d’écriture de scénario. Par cinéaste en herbe, on entend une personne qui n’a jamais réalisé de film ou qui a au maximum une production à son actif.

Il y en a beaucoup d'histoires queers au Québec et elles sont extraordinaires; on est championnes depuis des années, affirme Charlie Boudreau, directrice d'image+nation culture queer et d'image+nation festival de film LGBTQueer de Montréal, événement qui soufflera ses 34 bougies en novembre.

Mais on s’est aperçues qu’il n’y avait pas d’histoires queers francophones de l’extérieur du Québec [...] On veut porter attention aux voix qui ne sont pas entendues.

Ainsi, l'initiative est ouverte à toutes les personnes au Canada, mais une place particulière sera faite aux personnes francoqueers hors-Québec et à aux personnes queers sous-représentées des communautés autochtones, bispirituelles, de couleur et d’autres communautés racialisées.

Une nouvelle façon de raconter les histoires queers

La création du I+N StoryLab s’inscrit dans le contexte d’un renouveau de la mise en récit queer, ce que Charlie Boudreau appelle le new queer storytelling.

Le cinéma queer est né il y a très longtemps, mais il y a une nouvelle vague qui se fait maintenant, explique Charlie Boudreau.

Maintenant, il y a des films de la Géorgie, du Kazakhstan, de la Lituanie, du Congo... Plein de films provenant de pays qui, il y a deux minutes, ne pouvaient pas produire de films LGBT.

Une citation de :Charlie Boudreau, directrice d'image+nation

À cette diversité de voix s’ajoute une évolution dans la façon dont les histoires queers sont racontées.

Dans la culture dominante des années 50, 60 et 70, les queers étaient tous des meurtriers, des dérangés. Quand les queers ont commencé à faire des films, c’était souvent des histoires où ça n’allait pas très bien ou des histoires de coming out, mais maintenant, le personnage queer fait partie d’une histoire et peu importe qu’il soit gai ou non.

Pourquoi le court métrage?

Charlie Boudreau et ses collègues misent beaucoup sur le court métrage comme outil de narration. D’ailleurs, pour la deuxième année consécutive, image+nation culture queer présentera sous peu un événement entièrement consacré à ce format, image+nation Festival courts queer.

C’est la façon la plus facile pour les gens de raconter leur histoire. On met beaucoup de valeur sur le long métrage dans notre société et dans notre culture, alors que les courts, ce sont de petits porteurs d’histoires. C’est l’introduction à de nouvelles cultures, à de nouvelles perspectives et à de nouvelles visions, et ils sont tellement bien produits, affirme-t-elle.

Le Festival courts queer se déroulera en ligne du 15 au 18 juillet, alors qu'image+nation festival de film LGBTQueer de Montréal se tiendra en formule hybride au mois de novembre. Les personnes intéressées à s’inscrire au projet I+N StoryLab peuvent le faire sur le site d’image+nation.

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