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Des tombes anonymes ébranlent la Première Nation Penelakut, en Colombie-Britannique

Des élèves dans une salle de classe du pensionnat de l'île Kuper.

Le pensionnat de l'île Kuper a fonctionné de 1890 à 1975.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La découverte de plus de 160 tombes anonymes près de l’ancien pensionnat pour Autochtones de l'île Kuper, en Colombie-Britannique, ébranle la Première Nation Penelakut, qui appelle au recueillement et exige des réponses.

C’est toujours choquant, c’est toujours difficile. Nous passons par toutes les émotions, avoue Steve Sxwithul'txw, un survivant du pensionnat.

un homme assis sur des marches

Steve Sxwithul'txw sur les marches de l'ancien pensionnat pour Autochtones de l'île Kuper, qu'il a fréquenté quand il avait 5 ans, en 1970.

Photo : Steve Sxwithul'txw

Ce membre de la Première Nation Penelakut a fréquenté le pensionnat en 1970. Il est douloureux pour lui d'imaginer que ces tombes non identifiées puissent être celles de personnes qu’il a connues.

J’ai des proches qui sont morts là-bas; je veux connaître la vérité, et c’est important qu’ils aient un enterrement et le respect qu’ils méritent. Je sais que des familles veulent identifier leurs proches disparus, et les ramener à la maison de manière appropriée, ajoute-t-il.

Le travail n’est pas terminé. D’autres découvertes sont à venir.

Une citation de :Steve Sxwithul'txw, survivant du pensionnat pour Autochtones de l'île Kuper

En quête de réponses

Alors que de récentes découvertes similaires de tombes situées à proximité d’anciens pensionnats pour Autochtones (Nouvelle fenêtre) ont secoué le pays, Steve Sxwithul'txw estime que cette nouvelle tragédie n’est pas surprenante.

Plusieurs endroits ont été utilisés par le clergé pour installer nos enfants, dit-il. Des conversations sont en cours pour fouiller d’autres lieux sur l’île de Vancouver.

Les Premières Nations doivent pouvoir retrouver leurs enfants, de quelque manière que ce soit.

Une citation de :Steve Sxwithul'txw, survivant du pensionnat pour Autochtones de l'île Kuper

Il exige aujourd’hui que le gouvernement prenne ses responsabilités et apporte des réponses.

Je n’imagine pas le premier ministre faire grand-chose pour exiger des comptes. Passer, dire quelques mots et poser un ours en peluche, c’est fini ce temps-là. Nous voulons des réponses.

Réactions politiques

En déplacement en Nouvelle-Écosse, le premier ministre Justin Trudeau dit être tout cœur avec la Première Nation Penelakut : Nous sommes là pour vous; on ne peut pas ramener ceux qui ont disparu, mais nous pouvons et nous devons continuer à dire la vérité.

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique, s’est dit touché par la découverte. Ça ne change pas la tragédie de ces révélations, dit-il, mais nous avons l’obligation de répondre à ces appels à l'action que nous entendons de la part des communautés, que ce soit à Kamloops ou sur l'île de Vancouver.

Mais, selon lui, il serait prématuré d’agir sans attendre les indications des communautés qui traversent non seulement le deuil de cette découverte, mais aussi un traumatisme générationnel.

un document de présentation

Présentation de l'ancien pensionnat de Kuper Island par la Commission de vérité et réconciliation (CVR)

Photo : Commission de vérité et réconciliation (CVR)

Hommage et recueillement

La Nation Penelakut organise, le 2 août, une marche à Chemainus, sur l’île de Vancouver.

Elle invite aussi ses membres ainsi que la population à participer à plusieurs cérémonies d’hommage, le 28 juillet et le 4 août. Les personnes non autochtones sont aussi les bienvenues pour connaître nos vérités, précise la Nation. Le deuil ne peut pas se faire en un jour. Il y a tant de vérités à dire et à entendre.

Le pensionnat pour Autochtones a fonctionné de 1890 à 1975 sur l'île Penelakut, anciennement appelé Île Kuper, au large de l'île de Vancouver.

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