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Éric Duhaime invite le gouvernement Legault à appuyer GNL Québec

Des gens autour de tables placées en carré dans un hôtel.

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, a rencontré quelques militants mardi à Chicoutimi.

Photo : Radio-Canada / Louis Martineau

Le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, a pu rencontrer ses militants dans un hôtel de Chicoutimi mardi midi. Il en a profité pour faire pression sur le gouvernement Legault pour qu'il donne son autorisation au projet de GNL Québec.

Éric Duhaime profite d'une tournée régionale pour courtiser les électeurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean. De toute évidence, il espère notamment séduire les partisans du projet d'usine de liquéfaction de gaz naturel qui serait construite à Saguenay. Il l'a d'ailleurs exprimé de manière très claire, devant une vingtaine de partisans potentiels.

Aujourd'hui, on regarde ça et des grands projets de développement économique, on a l'impression que dès qu'il y a de l'investissement privé puis que quelques écolos à Montréal se lèvent, que les quatre partis sont là et sont muets et ils reculent. Là, ils vont avoir un allié, les gens des régions qui veulent créer de l'emploi. Je suis ici notamment aussi pour rencontrer des gens de GNL parce que je tiens à ce qu'on apporte notre appui, a-t-il déclaré.

Toutefois, selon une confirmation obtenue du côté de GNL Québec, aucune rencontre n'a eu lieu mardi avec le chef du Parti.

Le ministre de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, devrait venir dans la région au cours des prochaines semaines pour annoncer la position finale du gouvernement dans ce dossier, à la suite du rapport critique du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Le Parti québécois, Québec solidaire et le Parti libéral du Québec sont tous opposés à GNL Québec. À plusieurs moments, des membres du gouvernement, dont le premier ministre, ont exprimé leur appui au projet.

La députée Claire Samson, par qui le PCQ a fait son entrée à l'Assemblée nationale à la mi-juin, n'était pas présente avec son chef lors de la tournée. Elle avait été exclue du caucus de la Coalition avenir Québec après avoir fait une contribution financière au PCQ. Quelques jours plus tard, elle rejoignait la formation d'Éric Duhaime, disant ainsi retrouver une liberté de parole perdue.

Éric Duhaime avait également fait connaître par communiqué son appui à GNL Québec. On vient encore de le voir avec le projet d’agrandissement de port de Québec, une minorité d’idéologues bloquent notre croissance économique. Les Québécois appuient les projets créateurs d’emplois et de prospérité. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est une région qui a prospéré en raison de l’exploitation de nos richesses naturelles, avait-il fait savoir.

Son message a plu à Éric Girard, un jeune étudiant universitaire. Ce dernier juge qu'à l'occasion des prochaines élections provinciales, le parti d'Éric Duhamie pourrait faire des gains auprès de la génération montante au détriment du premier ministre François Legault. Je pense que les jeunes sont des gens qui sont allumés. Il y a beaucoup de jeunes par rapport à la crise sanitaire qui sont en désaccord avec les mesures de monsieur François Legault, donc je crois que par rapport à cet aspect, ils peuvent avoir un intérêt pour le Parti conservateur, a-t-il commenté.

La visite d'Éric Duhaime a beaucoup retenu l'attention au cours des derniers jours. Des restaurateurs ont annulé des réservations après avoir appris par les médias sociaux qu'elles avaient été faites pour tenir des rassemblements de militants. Ils estimaient que le parti va à l'encontre de leurs valeurs. Ils ont par la suite affirmé avoir reçu des menaces.

Avec Catherine Gignac

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