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Victime de menaces, la Dre Joss Reimer ne croit toutefois pas avoir été suivie

Joss Reimer lors d'une conférence de presse

Joss Reimer est la médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés et responsable du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

Alors qu'un détective privé a été embauché pour surveiller le juge en chef de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, Glenn Joyal, la responsable du groupe de travail sur la campagne de vaccination contre la COVID-19, la Dre Joss Reimer, ne croit pas avoir fait l'objet d'une filature.

Celle qui est aussi la médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés du Manitoba est troublée par les révélations du juge Glenn Joyal.

C’est difficile de penser que quelqu’un pourrait engager des enquêteurs privés pour suivre des personnalités publiques. De toute évidence, personne dans notre équipe n’était à l’aise avec cette histoire, a-elle déclaré mardi à l’animatrice Faith Fundal, à la radio de CBC.

La Dre Reimer, qui est dans l’œil du public à l'occasion des conférences de presse au sujet de la campagne de vaccination, dit avoir dû s’habituer à être la cible d’une certaine colère.

Les menaces font malheureusement partie du travail. On les reçoit régulièrement. Presque tous les jours, quelqu’un a quelque chose à dire, raconte-t-elle.

Elle se considère toutefois chanceuse que les attaques personnelles qu’elle reçoit ne soient pas comparables à celles visant la médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry. Cette dernière a été la cible de menaces de mort en septembre dernier.

Pour sa part, le médecin hygiéniste en chef du Manitoba, Brent Roussin, a indiqué en conférence de presse lundi ne pas savoir s’il avait été suivi. Il a toutefois avoué que sa famille avait été la cible de menaces durant la pandémie. Il a également raconté avoir déjà alerté la police quant à de l’activité suspecte autour de sa résidence.

Un porte-parole du médecin hygiéniste en chef adjoint du Manitoba, Jazz Atwall, n’était pas en mesure d’indiquer si celui-ci avait été la cible de surveillance.

L’infirmière en chef de Soins communs Manitoba, Lanette Siragusa, n'a quant à elle pas ressenti d'inquiétudes quant à sa sécurité et n'a pas été témoin d'activités suspectes, selon un porte-parole de Soins communs.

Le juge Glenn Joyal a déclaré en cour lundi qu'il avait été suivi par un détective privé qui tentait de le surprendre à ne pas respecter les règles sanitaires.

Glenn Joyal préside à l’heure actuelle un procès intenté par sept Églises manitobaines qui contestent les restrictions sanitaires.

Avec les informations de Darren Bernhardt

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