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« Risque accru » de rare maladie neurologique avec le vaccin de Johnson & Johnson

Des dizaines de fioles vides du vaccin de Janssen s'empilent les unes sur les autres.

Erreurs dans la fabrication, retards, risques d'effets secondaires graves : Johnson & Johnson a rencontré plus d'une embûche dans le développement de son vaccin contre la COVID-19.

Photo : Getty Images / Michael Ciaglo

Agence France-Presse

L'Agence américaine du médicament a mis en garde lundi contre un « risque accru » de développer le syndrome de Guillain-Barré, une rare atteinte neurologique associée au vaccin contre la COVID-19 de Johnson & Johnson.

Les autorités sanitaires américaines ont repéré 100 cas signalés de personnes ayant développé le syndrome, sur près de 12,5 millions de doses administrées de ce vaccin.

Sur ces 100 cas, 95 étaient graves et ont requis une hospitalisation. Une personne est morte.

Les chances que cela se produise sont très basses et le taux de cas rapportés ne dépasse le taux de base dans la population générale que d'une faible marge, a néanmoins affirmé lundi soir l'entreprise pharmaceutique Johnson & Johnson dans un communiqué.

Le syndrome de Guillain-Barré est une atteinte des nerfs périphériques caractérisée par une faiblesse, voire une paralysie progressive, débutant le plus souvent au niveau des jambes et remontant parfois jusqu'à atteindre les muscles de la respiration puis les nerfs de la tête et du cou.

Cette maladie affecte entre 3000 et 6000 personnes chaque année aux États-Unis.

Dans son avertissement, le Secrétariat américain aux produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) indique que chez la plupart des personnes, les symptômes débutent dans les 42 jours suivant l'administration du vaccin.

Les personnes ayant reçu ce vaccin doivent consulter d'urgence un médecin en cas de difficultés à marcher, avaler ou mâcher ainsi qu'en cas de problèmes d'élocution, vision double, incapacité à bouger les yeux notamment.

La FDA a toutefois assuré qu'elle continuait à trouver que les bénéfices (du vaccin) l'emportaient clairement sur les risques potentiels.

Un nouveau revers

Cette annonce est un nouveau coup porté au vaccin de Johnson & Johnson, approuvé en urgence aux États-Unis en février dernier, qui a fait l'objet d'une suspension de 10 jours en avril après le signalement de femmes ayant développé des cas graves de caillots sanguins en association avec de bas niveaux de plaquettes, à la suite de leur vaccination.

Les autorités sanitaires avaient dans ce cas-là aussi finalement jugé que les bénéfices du vaccin l'emportaient sur les risques encourus.

Le vaccin de Johnson & Johnson a également connu un problème en juin dans une de ses usines de production à Baltimore qui a dû être fermée pour trois mois. Plusieurs millions de doses avaient dû être jetées, des tests ayant révélé que des composants du vaccin britannique AstraZeneca, fabriqué dans la même usine, avaient été mélangés par erreur à la formule de Johnson & Johnson.

Ce nouveau revers pour Johnson & Johnson intervient par ailleurs au moment où les États-Unis connaissent une baisse de la demande de vaccination, avec seulement 430 000 doses administrées par jour, quand la moyenne sur sept jours était de 3,5 millions en avril.

Le pays connaît une augmentation des cas de contaminations au virus dans les États du sud et du Midwest où la population est moins vaccinée que dans d'autres régions, le très contagieux variant Delta étant désormais la souche dominante sur le territoire.

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