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Sécheresse : pas facile pour les récoltes, mais les pommes de terre s'en tirent bien

Un petit tracteur tire une demi-douzaine de ballots de foin dans un champ.

Voic la quasi-totalité des ballots de foin produits cette année par la ferme Adagio Acres.

Photo : Radio-Canada / Julien Sahuquillo

Radio-Canada

La vague de chaleur qui persiste au Manitoba pose des défis aux agriculteurs. Aux prises avec la sécheresse et une infestation de sauterelles, certains ont totalement perdu leurs récoltes, tandis que d’autres ne survivent que grâce à l’irrigation.

Dans la région d’Entre-les-lacs où les précipitations se sont faites particulièrement rares, la petite ferme biologique Adagio Acres a perdu toute sa production.

Amy Nikkel exploite une quarantaine d’acres avec son mari et produit de l’avoine. Cette année, tout a été dévoré par des milliers de sauterelles.

Ils dévorent les 20 premiers pieds de la culture, et en y allant le lendemain, ils auront dévoré cinq pieds de plus, plus cinq pieds de plus le lendemain et encore cinq pieds. Tous les deux jours, une nouvelle bande du champ disparaît, explique-t-elle.

Elle explique qu’avec la chaleur, les œufs des sauterelles ont une plus grande chance de survie.

Les sauterelles pondent leurs œufs à l’automne et si c’est une année humide, beaucoup de ces œufs vont mourir pendant l’hiver, ils ne vont pas éclore au printemps, ajoute Amy Nikkel.

La ferme produit en moyenne entre 22 600 et 68 000 kilogrammes de grain chaque année. Amy Nikkel estime que cette année, ses pertes s’élèvent à environ 70 000 de dollars.

La sécheresse contribue aussi à une très faible production de foin dans la région. Cette année, un des champs a produit moins d’une dizaine de ballots lors de la première coupe, alors qu’ils en produiraient d’habitude 150.

La pomme de terre s'en tire bien

Un expert agronome du gouvernement manitobain, Vikram Bisht, est un spécialiste de la pomme de terre, des légumes et des petits fruits. Il affirme que la pomme de terre est l’une des récoltes qui résistent pour l’instant à la sécheresse.

Ça va bien, principalement en raison de l'irrigation. Quand les plants ont une bonne irrigation sur une base régulière, ça va bien aller, explique-t-il. Il faut pour cela que le taux d'humidité du sol soit d'environ 65 à 75 %.

On doit avoir deux pouces [d’eau] par semaine. En ce moment on a 1/4 de pouce d'eau par semaine ou moins, ajoute-t-il.

L’agronome note que la majorité des variétés de pommes de terre qui poussent au Manitoba sont résistantes.

Les pommes de terre du sud-est de la province sont plus à risque pendant cette canicule, note-t-il, principalement parce qu'il y a moins de possibilités d'irrigation. Dans l’ouest de la province, l’irrigation est bonne pour la majeure partie des producteurs, poursuit-il.

Cependant, les températures de 36 °C prévues dans les prochains jours pourraient avoir un effet négatif sur les champs, indique Vikram Bisht.

Une chose positive qui ressort de la sécheresse, fait-il valoir, est le fait qu’elle devrait empêcher le développement de certaines maladies des récoltes.

Avec les informations de Julien Sahuquillo

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