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L'opposition officielle dénonce la fermeture de lits dans des hôpitaux albertains

Des lits d'hôpitaux alignés dans un corridor.

De nombreux lits réservés aux soins de courte durée ont été fermés temporairement partout en Alberta en raison d'un manque de personnel médical.

Photo : getty images/istockphoto / beerkoff

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) de l’Alberta déplore les nombreuses fermetures de lits réservés aux soins de courte durée partout dans la province et accuse le gouvernement de Jason Kenney d’avoir poussé le système de santé albertain au « point de rupture ».

En conférence de presse, lundi, le porte-parole en matière de Santé pour l'opposition officielle néo-démocrate, David Shepherd, a appelé le gouvernement provincial à fournir des explications.

Selon lui, 99 lits dans une douzaine de communautés partout dans la province ont été fermés temporairement dans les dernières semaines en raison du manque d’infirmières et de médecins.

Récemment, par exemple, l’Hôpital Royal Alexandra d’Edmonton et l’Hôpital et centre de soins de Lacombe ont dû fermer un total de 17 lits en raison d’une pénurie temporaire de personnel, selon Services de santé Alberta (AHS).

En juin, AHS a aussi annoncé la fermeture temporaire de lits réservés aux soins de courte durée à Edson, à Saint-Paul et à Elk Point pendant l’été, ainsi que la fermeture temporaire des urgences à Boyle, à Elk Point, à Rocky Mountain House et à Fairview.

Aujourd’hui, j’ai écrit au ministre Shandro pour lui demander pourquoi ces lits sont forcés de fermer, quelles autres communautés sont à risque, quel est son plan d’action pour éviter d’autres fermetures et rouvrir ces lits, et quelles mesures sont prises pour permettre aux travailleurs de première ligne de récupérer, affirme David Shepherd.

Vacances d’été et pandémie

En juin, le ministre albertain de la Santé, Tyler Shandro, a expliqué qu’il arrive qu’il manque de personnel médical durant la période estivale, en raison des vacances.

En conférence de presse lundi, il a ajouté que la province s’attendait à ce que le système de santé soit sous pression, étant donné la pandémie de COVID-19.

Questionné au sujet des mesures prises par son gouvernement pour pallier le manque de personnel, Tyler Shandro a affirmé que la province a entre autres embauché plus de 800 infirmières durant la pandémie.

Notre système de santé fait face à la plus importante crise sanitaire des 100 dernières années, a-t-il ajouté en conférence de presse lundi. Bien sûr qu’il y a de la pression. AHS a fait un travail formidable pour s’assurer d’avoir les ressources nécessaires pour que les gens puissent recevoir les soins dont ils ont besoin dans nos hôpitaux.

Une pénurie qui dure

Le Syndicat de la fonction publique de l'Alberta (AUPE), qui représente 95 000 employés du secteur public, affirme cependant que la pénurie de personnel existait bien avant la crise sanitaire.

Il y avait déjà beaucoup de postes vacants avant la pandémie et il [le gouvernement] ne les pourvoyait pas. C’était une stratégie pour faire des économies, mais maintenant, le personnel est épuisé, soutient la vice-présidente d’AUPE, Bonnie Gostola.

Le médecin dépanneur Parker Vandermeer, qui a travaillé dans une dizaine d’établissements de santé ruraux partout dans la province au cours de la dernière année, partage cet avis.

Je ne crois pas que les vacances aient à voir avec ces fermetures de lits, dit-il. Je vois beaucoup de travailleurs à temps partiel qui doivent travailler à temps plein, des infirmières qui sont au bout du rouleau parce qu'elles doivent faire des heures supplémentaires pour garder des départements ouverts. [...] Ce n’est pas normal. C’est le résultat de l’épuisement lié à la pandémie, mais aussi du manque de soutien du Parti conservateur uni, surtout dans les zones rurales.

Bonnie Gostola ajoute que les compressions de personnel annoncées par le gouvernement de Jason Kenney poussent les professionnels de la santé et les employés de soutien à quitter le milieu.

Ils [le gouvernement] n’attireront pas d’individus talentueux dans notre système de santé en menaçant de supprimer 11 000 postes, parmi nos membres seulement, déplore-t-elle. Les infirmières ont été menacées, les médecins ont été menacés.

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