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Des petits vers très utiles dans la lutte contre le cancer

Des nématodes, grossis au microscope.

Des nématodes, grossis au microscope.

Photo : U. Wyss; Entofilm

Des vers d’à peine un millimètre de long, les nématodes, pourraient nous en apprendre beaucoup sur le développement des cancers. Des chercheurs de l’Université Laval utilisent ces vers pour mieux comprendre comment se comportent les cellules cancéreuses.

Les nématodes comportent plusieurs avantages, d’un point de vue scientifique, par rapport à des mammifères comme les rats, par exemple, qui sont souvent utilisés en laboratoire.

Semblables aux cellules humaines

Ces vers ont moins de 1000 cellules. Il est donc plus facile de les isoler. Ils contiennent aussi des muscles, des neurones, de l'épiderme, bref, toutes sortes de cellules que l’on retrouve également dans le corps humain.

Le génome du vers est environ 90 % de celui qu'on retrouve chez l'humain. Ça nous permet d'identifier des gènes ou des nouveaux acteurs dans le fonctionnement de nos cellules. On tente de comprendre comment les cellules fonctionnent. Le cancer, c'est un dérèglement de nos cellules. On peut tout observer ça chez le petit ver, explique le professeur au Département de biologie moléculaire, de biochimie médicale et de pathologie de l'Université Laval Martin Simard.

Un sac comme celui-ci contient environ 250 millions de nématodes.

Un sac comme celui-ci contient environ 250 millions de nématodes.

Photo : Radio-Canada / Alexandre DUVAL

Développement rapide

Le chercheur, qui est aussi directeur de l’axe Oncologie du Centre de recherche du CHU de Québec, souligne que le développement rapide des nématodes est un avantage pour les scientifiques.

C'est un animal qui a un cycle de vie très court. En deux semaines, l'animal va passer de l'embryon au stade adulte. Ça nous permet de voir à vitesse exponentielle tout ce qui a trait aux différentes caractéristiques des cellules, mentionne Martin Simard.

Un chercheur manipule des éprouvettes.

Les nématodes ont moins de 1000 cellules. Il est donc plus facile de les isoler.

Photo : Radio-Canada

Découvertes importantes

L’étude du comportement des cellules a permis, au cours des dernières années, de développer des méthodes pour mieux détecter les différentes formes de cancer.

Elle a aussi permis de découvrir que chacune des cellules d'une tumeur a souvent un comportement distinct.

Un traitement va bien fonctionner pour un patient, mais ne fonctionnera pas bien pour l'autre. Notre compréhension des cellules de chacun de ces individus va nous permettre de mieux traiter les patients, explique Martin Simard.

La recherche sur de petits vers pourrait donc, à terme, permettre de développer de nouveaux traitements plus efficaces et mieux adaptés à chaque patient pour lutter contre le cancer.

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