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Le variant Delta et les enfants de 5 à 12 ans sont des sources de préoccupation

Un arc-en-ciel peint dans une fenêtre.

La couverture vaccinale pourrait devoir dépasser les 75 %, selon des experts (archives).

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Radio-Canada

Malgré la progression de la couverture vaccinale à Ottawa, deux facteurs préoccupent les responsables de la santé publique : l'imprévisibilité des nouveaux variants, comme le Delta désormais dominant, et la partie de la population qui reste non vaccinée.

Cela inclut notamment les enfants âgés de 5 à 12 ans, pour lesquels les vaccins n'ont pas encore été approuvés, mais qui seront fort probablement de retour en classe en septembre.

L'immunité collective va être insaisissable, estime le Dr Robert Cushman, médecin-chef de la santé publique du comté de Renfrew, qui a récemment exhorté les jeunes résidents à apporter leur contribution en se faisant vacciner.

Le Dr Cushman pense que les trois quarts des citoyens admissibles dans le comté de Renfrew seront entièrement vaccinés au cours des deux prochaines semaines, mais cela laisse un nombre inquiétant d'adultes et d'enfants non vaccinés.

Je ne veux pas être pessimiste, mais les variants de la COVID-19 vont être avec nous pendant un certain temps, souligne-t-il.

Par un certain temps , le Dr Cushman précise que nous pourrions lutter contre de nouveaux variants et recevoir des vaccins de rappel pour les trois à cinq prochaines années.

Donc, ce n'est pas un retour à la normale, c'est un retour à une nouvelle normalité, souligne-t-il. Malheureusement, il faudra un certain temps avant que nous puissions vraiment nous sentir en sécurité avec un grand nombre de personnes.

L'homme dans une résidence, devant une affiche de la santé publique.

Le Dr Robert Cushman, médecin hygiéniste intérimaire du bureau de santé de Renfrew

Photo : Radio-Canada

Place à l'optimisme

Pour le Dr Paul Roumeliotis, médecin hygiéniste au Bureau de santé de l'est de l'Ontario (BSEO), l'approbation des vaccins pour les enfants de 5 ans et plus est une étape cruciale vers l'atteinte d’une couverture vaccinale de 90 % et la réouverture progressive de la région à l'automne.

À mesure que nous arriverons dans les mois d'automne, il deviendra de plus en plus clair que nous atteindrons un effet d'immunité collective plus important. Parce que je pense que nous aurons des vaccins pour les jeunes de 5 ans et plus, affirme-t-il.

Lorsque cette cohorte plus jeune sera vaccinée, le Dr Roumeliotis croit que la situation commencera à s'améliorer considérablement.

Je pense que d'ici l'automne, il y aura des progrès significatifs à cet égard. Et si tout se passe bien entre l'automne et Noël… nous nous dirigerons vers ce que nous appelons une sorte de normalité presque prépandémique, prédit le médecin-chef du BSEO.

À quoi cela ressemblera-t-il?

Pour le Dr Roumeliotis, cela signifierait la fin du masque et de la distanciation physique, mais avec des précautions évidemment pour les personnes symptomatiques.

Malgré cela, les responsables de la santé devront rester hyper vigilants à l'égard des nouveaux variants, précise-t-il. Certaines mesures sanitaires, comme le lavage fréquent des mains, sont aussi susceptibles de rester.

En entrevue la semaine dernière, l'épidémiologiste de l'Université d'Ottawa Raywat Deonandan a déclaré qu'il pouvait lui aussi voir la lumière au bout du tunnel. Mais pour y parvenir, il faudra maintenir des précautions en place jusqu'à atteindre l'objectif d'un taux de vaccination de 90 %.

Raywat Deonandan.

Raywat Deonandan, épidémiologiste à l’Université d’Ottawa, estime qu'il faudra atteindre une couverture vaccinale de 90 % pour retrouver une certaine normalité.

Photo : CBC/Evan Mitsui

Cet objectif sera difficile à atteindre tant que les enfants de moins de 12 ans ne seront pas vaccinés, soutient le Dr Deonandan. Suis-je optimiste? demande-t-il. Oui, parce que nous savons en quelque sorte ce qui doit être fait. Nous avons le pouvoir de contrôler l'épidémie si nous faisons ces choses.

Alors que le Dr Deonandan a déjà pensé que le masque obligatoire serait mis de côté d'ici la fin de l'année, il est maintenant un peu moins convaincu. Il pense tout de même que nous sommes sur la bonne voie pour une réouverture plus large.

Les jours de confinement sont derrière nous, je pense que c'est à peu près certain, lance-t-il. Les restaurants seront fréquentés, les entreprises seront ouvertes, les gens retourneront davantage au travail dans les bureaux, les rues seront achalandées et les écoles rouvriront certainement. Ce ne sera pas normal, toutefois. On ne verra pas le retour d'une normalité avant Noël, peut-être.

Avec les informations d’Alistair Steele

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