•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'un des cerveaux présumés de l'assassinat du président Jovenel Moïse arrêté

Un homme portant uniforme et casquette donne une conférence de presse.

Léon Charles, directeur de la police nationale haïtienne, explique ce que son service a découvert à propos d'un suspect.

Photo : Reuters / RICARDO ARDUENGO

Radio-Canada

La police nationale en Haïti a annoncé dimanche l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir recruté des mercenaires responsables de l'assassinat du président Jovenel Moïse.

Le suspect, Christian Emmanuel Sanon, 63 ans, serait arrivé début juin en Haïti à bord d'un avion privé accompagné d'agents de sécurité, selon le chef de police Léon Charles.

S'exprimant lors d'une conférence de presse, le chef de police a avancé que les motivations de Christian Emmanuel Sanon étaient politiques et que l'homme avait été en contact avec deux autres auteurs intellectuels de l'assassinat.

M. Charles a ajouté que les policiers ont trouvé plusieurs objets potentiellement d'intérêt au domicile de l'homme, dont une casquette à l'effigie de l'agence américaine de lutte contre le trafic de drogue, 20 boîtes de munitions et des parties d'un fusil.

Il n'a pas immédiatement été possible de confirmer si l'homme avait un avocat.

26 suspects colombiens

Les interrogatoires réalisés auprès des 18 citoyens colombiens arrêtés depuis mercredi ont permis à la police haïtienne d'apprendre que Christian Emmanuel Sanon avait recruté 26 membres ressortissants colombiens via les services d'une entreprise de sécurité vénézuélienne nommée CTU, basée en Floride.

La mission initiale de ces hommes devait être de protéger M. Sanon, mais elle aurait changé en cours de route.

Ces 26 Colombiens figurent parmi la liste des suspects concernant l'assassinat du président haïtien. De ce nombre, 18 ont déjà été arrêtés, tout comme trois Haïtiens.

M. Charles a aussi mentionné que cinq suspects étaient toujours en fuite, tandis que trois autres ont été tués.

La police haïtienne collabore avec les autorités colombiennes pour faire la lumière sur ce complot. Les forces de l'ordre cherchent notamment à savoir comment les suspects ont quitté la Colombie et qui a payé pour leur trajet vers Haïti.

Le FBI en renfort

Des membres du FBI, du département d'État, du département américain de la Justice et du département de la Sécurité intérieure des États-Unis sont arrivés dimanche en Haïti et ont rencontré le directeur général de la police nationale.

Cet assassinat a aggravé la crise institutionnelle dans laquelle Haïti était déjà plongée depuis des mois et qui amène aujourd'hui trois politiciens à se prétendre légitime pour assurer le pouvoir par intérim.

Quatre jours après l'assassinat du chef de l'État, un calme précaire perdure en Haïti compte tenu des zones d'ombres qui entourent ce meurtre commis dans la chambre de Jovenel Moïse, dans sa résidence privée pourtant sous haute surveillance.

Aucun policier haïtien n'a été blessé au cours des opérations pour appréhender les présumés mercenaires colombiens dont trois ont été tués.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !