•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une tentative de sauvetage d’une baleine noire empêtrée à Shippagan échoue

Le bateau de l'équipe de sauvetage à côté de la baleine noire empêtrée.

Une baleine noire était empêtrée dans de l'équipement de pêche, avec un câble dans la mâchoire.

Photo : NOAA FISHERIES/ALISON OGILVIE

Radio-Canada

Samedi matin, une équipe de sauvetage de baleines a tenté de retirer un câble accroché à une baleine noire.

Répertoriée aux États-Unis depuis un certain temps, la femelle appelée Snow Cone a voyagé jusqu’au Canada avec ce câble.

L’équipe de sauvetage de baleines de Campobello avait déjà fait une intervention ce printemps.

Samedi matin, une deuxième intervention a été menée par quatre sauveteurs, dont Rémi Guignard. Il explique qu’un avion était sur place afin de localiser le mammifère. Une fois localisée, la recherche à la baleine était lancée sur place, à bord d’un Zodiac.

Mais le plus complexe était surtout de ralentir la baleine, puissante malgré son câble.

Ca nous est déjà arrivé de courir 12 heures de temps, 12 heures à courir après, à lancer des grappins. Mais ça nous est déjà arrivé de réussir. Avec acharnement, ça peut marcher.

Une citation de :Remi Guignard, capitaine de crabiers et sauveteur de baleine

D’après son expérience, l’équipe de sauvetage n’a que 3 à 5 secondes pour intervenir. Il est donc nécessaire de la ralentir, afin de la maintenir en surface.

Pour la fatiguer, les sauveteurs ont donc accroché des ballons à la baleine.

Des sauveteurs tentent de libérer une baleine noire au large de Cape Cod, au Massachusetts.

Il est souvent difficile de retirer le câble d'une baleine, car elles ne restent pas longtemps à la surface.

Photo :  Center for Coastal Studies/NOAA permit #932-1905

Au final, le câble a fini par se briser et a perdu quatre pieds de terrain. Ce qu’il en reste est de plus en plus court, et sera de plus en plus difficile à attraper, a lancé Rémi Guignard.

Une solution serait d’essayer de couper le câble, à l’aide d’une perche munie d’un couteau à son extrémité. Le tranchant du couteau forme un crochet vers l’intérieur, ce qui n’est pas dangereux pour le mammifère selon le sauveteur.

Le danger du sauvetage

Pour l’équipage, l’opération peut être dangereuse, particulièrement pour la personne à l’arrière du Zodiac. Si le câble attaché à la baleine s'emmêle dans l’hélice du bateau, le Zodiac se fera tirer par l’animal. Ce choc pourrait projeter des membres de l’équipage par-dessus bord.

Le danger concerne aussi l’animal.

Parfois, quand on retire le câble, ça peut être dangereux pour la baleine et la blesser gravement. Parfois, il y en a qui peuvent saigner jusqu’à mourir.

Une citation de :Remi Guignard, capitaine de crabiers et sauveteur de baleine

Il ajoute toutefois que celle de samedi est en pleine forme malgré le câble dérangeant qui est pris dans sa bouche. Cela ne l’empêche pas de bouger ni de manger.

Une espèce en voie de disparition

Bien que sa tentative ait échoué, le sauveteur ne compte pas lâcher prise de si tôt.

Il a précisé que la baleine noire aperçue samedi va survivre, mais qu’il faut tout de même que l’équipe de sauvetage continue de la surveiller de près.

Amas de cordes sur la berge après avoir été sortis de l'eau.

Les cordages et les câbles de pêche peuvent menacer de nombreuses baleines noires.

Photo : La Presse canadienne / Pêches et Océans Canada

Rémi Guignard estime que les femelles sont très importantes à protéger. La survie des baleines noires, désormais en voie de disparition, en dépend.

En tant que capitaine de crabiers, il considère être en cause dans le déclin de ces mammifères. On fait partie du problème, donc on veut faire partie de la solution, a-t-il déclaré.

Avec les informations de Pascale Savoie-Brideau

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !