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Le camp de la rivière Elbow, lieu de dialogue pendant le Stampede de Calgary

Une personne debout parle au centre d'un cercle formé par d'autres personnes. De la fumée s'échappe d'un feu de camp à côté d'elle.

Ruby Starlight de la nation Tsuut'ina explique aux visiteurs comment cuire la banik et faire sécher la viande au-dessus du feu.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Evelyne Asselin

Chaque Stampede, des propriétaires de tipis issus des cinq nations du Traité numéro 7 érigent un camp pendant les 10 jours de l’événement. Des bénévoles permettent aux visiteurs d’en apprendre plus sur leur culture et leur langue à travers de multiples démonstrations de pow-wow, boucherie et cuisson du pain banik.

Le campement est un lieu de rencontre entre plusieurs cultures, mais aussi un espace sûr pour les personnes des Premières Nations, où elles peuvent recréer certaines traditions et les transmettre aux plus jeunes générations.

Le camp de la rivière Elbow joue un rôle important au Stampede de Calgary. C’est un des trois événements originaux avec le défilé et le rodéo. C’est très important pour la communauté.

Une citation de :Vanessa Stiffarm, bénévole et ancienne princesse des Premières Nations 2016

C’est aussi une occasion unique pour les visiteurs de s'éduquer sur l’histoire et la vie des nations du sud de la province.

Une personne sourit à la caméra. Derrière elle, nous voyons des tipis.

La découverte récente de centaines de tombes d’enfants près de pensionnats autochtones en Colombie-Britannique et en Saskatchewan a suscité de vives réactions et beaucoup de questionnement chez les Canadiens.

Le camp est un bon endroit pour ouvrir le dialogue, croit Vanessa Stiffarm, bénévole et ancienne princesse des Premières Nations du Stampede.

Certains propriétaires de tipis sont heureux d’éduquer les autres. Quand les gens me posent des questions, je crois que c’est pour entamer une conversation. C'est ce dont nous avons besoin. J’aime ce camp, ça mène à des réponses ou du moins, à un peu plus de compréhension, dit-elle.

Des tipis sont érigés sur un sol gazonné. Chacun est peint de couleur différente.

Être propriétaire de tipi est un grand honneur. Ceux-ci sont transmis de génération en génération lors de cérémonies traditionnelles. L'esthétique est unique pour chaque famille.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Ne pas demander n’importe quoi

Les gens sur place se disent heureux de répondre aux questions du public, tant qu'elles sont posées avec respect.

Parfois, c’est un peu trop désinvolte, observe la bénévole et artisane Cheyenne McGinnis.

C'est un moment de guérison pour nous qu'il faut respecter. Certaines questions sont percutantes. On m'a déjà demandé comment c'est de vivre dans une réserve, ça ne se demande pas parce que ça implique tellement de choses.

Une cliente essaie des boucles d'oreilles dans une boutique extérieure.

Cheyenne McGinnis fait partie des nombreux artisans au camp de la rivière Elbow. Parfois, les clients lui posent des questions qui manquent de tact.

Photo : CBC / Terri Trembath

Un dialogue au sein même des communautés autochtones

Selon la bénévole Ruby Starlight, membre de la communauté Tsuut’ina, le dialogue ne se produit pas qu’avec les visiteurs cette année.

Elle remarque que les aînés s’ouvrent davantage sur leur passé et qu’ils sont plus à l’aise de partager leur expérience avec les plus jeunes qui vivent au camp avec eux.

Je vois nos aînés prendre le temps de partager leur vécu. [...] Ça nous enseigne ce que nous n’avons jamais su. C’est aussi l’occasion de faire face à ce dont ils n’osaient pas parler avant.

Une citation de :Ruby Starlight, interprète bénévole

Le camp de la rivière Elbow est ouvert tous les jours dès 11 h pendant le Stampede. L’accès est gratuit avec son billet d’entrée. Il faut consulter l’horaire pour connaître l’heure et le jour des différentes démonstrations.

Deux danseurs vêtus de vêtements traditionnels dansent sur un sol de ciment.

Pendant les 10 jours du Stampede, des bénévoles issues des cinq nations du traité numéro 7 offrent des démonstrations de leur savoir faire comme ici avec la danse traditionnelle du poulet.

Photo : Radio-Canada / Evelyne Asselin

Avec des informations de Terri Trembath

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