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Les prix des propriétés stables, mais toujours élevés à Ottawa

Une pancarte affiche une maison à vendre

Tout indique que le marché de l’immobilier à Ottawa s’est stabilisé, selon des experts. (Archives)

Photo : Reuters / Mark Blinch

Radio-Canada

Tout indique que le marché de l’immobilier à Ottawa s’est stabilisé, selon des experts. Les prix des propriétés ne sont plus à la hausse comme ils l’étaient durant la pandémie. Néanmoins, l’achat d’une maison dans la capitale nationale demeure tout un casse-tête.

Récemment, la Chambre immobilière d'Ottawa a publié un rapport dans lequel on conclut que le marché de la revente en juin était le même que celui d’un mois de juin typique pré-pandémique.

Les prix restent à peu près les mêmes, explique la présidente du conseil d’administration Debra Wright.

« Jusqu'à présent, nous n'avons pas constaté de baisse des prix, mais nous ne voyons pas la volatilité que nous observions auparavant. »

— Une citation de  Debra Wright, présidente du conseil d'administration, Chambre immobilière d'Ottawa

Un marché toujours anormal

Dans son rapport, la chambre immobilière indique que le prix moyen d'un condo en juin 2021 était de 435 198 $, soit une augmentation de 21 % par rapport à 2020.

Le prix de vente moyen d'une propriété résidentielle était de 725 970 $, soit une augmentation de 26 pour cent par rapport à l'année précédente.

« On a l'impression d'être passé de 150 kilomètres à [...] 100 km/h. C'est encore un marché très chaud qui n'est tout simplement pas abordable. »

— Une citation de  Ben Rabidoux, président, Edge Realty Analytics

Selon le président de l’entreprise Edge Realty Analytics qui étudie le marché immobilier au pays, le marché se normalise, mais à partir d'une flambée artificielle et insoutenable survenue au premier trimestre de 2021.

Avec un inventaire limité et un marché qui penche fortement du côté des vendeurs, M. Rabidoux ne voit pas comment les choses pourront se normaliser de si tôt.

Nous sommes toujours dans ce monde étrange de taux d'intérêt incroyablement bas et de reprise post-pandémique et nous ne savons pas vraiment comment cela va se passer, explique-t-il.

Une pancarte indiquant qu'une maison est à vendre sur la pelouse d'une avenue résidentielle. Les coordonnées d'un agent immobilier y figurent.

Une maison à vendre sur l'avenue Wayling du quartier Vanier, où le prix des maisons a beaucoup augmenté dans les derniers mois.

Photo : CBC/Trevor Pritchard

Un marché de vendeurs

Si le marché n’est plus en surchauffe comme il l’était, on ne peut toutefois pas conclure qu’il est plus facile d’acheter une propriété, témoignent des citoyens.

Dan Riendeau cherche à acheter une maison à Ottawa depuis deux ans, ce qui l'a amené à visiter environ 60 maisons.

Cet habitant d’Ottawa et sa conjointe racontent qu'ils ont eu moins de dix coups de cœur, mais lorsqu’ils faisaient des offres d'achat, celles-ci ont toutes été supplantées par d’autres offres plus élevées parfois même de plus de 140 000 $.

Dire que le marché s'est un peu détendu... je n'en suis pas si sûr. Il y a moins de maisons sur le marché et les prix demandés sont toujours supérieurs à ce qu'ils devraient être, affirme Monsieur Riendeau.

Sa conjointe et lui sont découragés et choqués de constater que des maisons jumelées se vendent 1,2 million de dollars. D’autant plus qu’ils estiment avoir des revenus annuels plus élevés que les revenus médians.

Un couple avec un chien devant une pancarte de maison à vendre sur laquelle il est écrit vendu

Josh Flynn et sa femme étaient à la recherche d'une deuxième propriété depuis 2019.

Photo : Radio-Canada

Après deux ans de magasinage, Josh Flynn et sa femme ont acheté une deuxième propriété en 2021. Leur expérience a été complètement différente de celle vécue en 2013 lors de l’achat de leur première maison.

Vous aviez plus de temps pour réfléchir. C'était une expérience beaucoup plus excitante dans la mesure où il y avait une anticipation et des espoirs dans tout le processus, se rappelle-t-il. 

« Aujourd'hui, c'est une partie d'échecs stratégique combinée à un peu de loterie. »

— Une citation de  Josh Flynn, acheteur

Avec les informations de Céleste Decaire de CBC News.

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