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Eau contaminée au TCE à Shannon : les demandes d'indemnités sont acceptées

Un vieux bâtiment abandonné.

Pendant des années, le trichloréthylène a été utilisé dans une usine de fabrication de munitions située sur la base militaire de Valcartier. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada

Les personnes qui ont habité cette municipalité en banlieue de la Capitale-Nationale, entre avril 1995 et juin 2006, et qui ont été exposées à la pollution de la nappe phréatique au trichloréthylène (TCE) ont, depuis samedi, un an pour demander réparation.

La firme de consultants financiers Raymond Chabot Grant Thornton l’a annoncé, samedi, par voie de communiqué. Les résidents concernés peuvent au maximum obtenir 64 000 $ à titre de dommages et intérêts moraux et punitifs.

Pour être autorisés à déposer une demande, les plaignants doivent avoir habité à Shannon au moins un mois pendant la période visée et être majeurs depuis le 21 décembre 2000.

Le 17 janvier 2020, la Cour d'appel du Québec a statué que le gouvernement fédéral, la compagnie General Dynamics Produits de défense et Systèmes tactiques Canada (auparavant Société immobilière Valcartier inc.) étaient responsables de la contamination de puits d'eau potable de Shannon au TCE.

L'Agence américaine de protection de l'environnement considère que ce solvant industriel est cancérigène.

Un jugement satisfaisant et décevant pour les plaignants

Le produit a été utilisé dans une usine de fabrication de munitions située sur la base militaire de Valcartier. Il s’est déversé dans le sol, et a contaminé la nappe phréatique.

Le tribunal n’a cependant pas reconnu le lien entre une hausse des cas de cancer dans la région et la pollution au TCE. Ce qui avait inspiré un sentiment mitigé au Regroupement des citoyens de Shannon qui avait porté l'affaire en justice.

C'est reconnu que la Défense nationale, le Centre de recherche, SNC-Lavalin ont contaminé, c'est flagrant. Par contre, ce qui n'est pas reconnu, c'est la causalité entre le produit contaminant et les cancers et les maladies , s'était désolé Jean Bernier, un membre du regroupement.

De ne pas réussir à faire la preuve de la causalité pour moi, je reste un peu amère. C'était le bout ardu du recours , avait insisté Marie-Paule Spieser, une autre membre du regroupement.

Avec les informations de La Presse canadienne

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