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Éreinté par la critique en 2016, Sean Penn à la reconquête de Cannes

L'homme pose en chemise noire sur un fond noir.

L'acteur et réalisateur Sean Penn présentera samedi soir son nouveau film « Flag Day ».

Photo : Getty Images / Emma McIntyre

Agence France-Presse

Sean Penn, la revanche. Cinq ans après avoir été éreinté par la critique avec le film The Last Face présenté à Cannes, l'acteur et réalisateur américain tente de reconquérir la Croisette avec Flag Day, un film en lice pour la Palme d'Or, dans lequel il joue aux côtés de sa fille, Dylan Frances Penn.

Ovation, applaudissements polis, huées? Samedi soir, peu avant minuit, nul doute que les réactions du public seront scrutées comme rarement sous les ors du Palais des Festivals, après la projection de gala de Flag Day.

Sean Penn, 60 ans, présente ce film tiré d'une histoire vraie, celle d'un père qui émerveille sa fille par son magnétisme et sa capacité à faire de la vie une grande aventure, mais mène en même temps une vie secrète de braqueur de banques et de faussaire, selon le synopsis.

Le film, sur lequel peu d'informations ont fuité, est le portrait d'une jeune femme luttant pour guérir des blessures de son passé, tout en reconstruisant sa relation père-fille, sur une vingtaine d'années, entre les années 1970 et 1990, selon l’équipe de production.

L'enjeu est d'autant plus grand pour l’acteur légendaire que le tournage est une affaire de famille : il tient le rôle principal, pour la première fois dans l'un de ses films, aux côtés de sa propre fille, Dylan, 30 ans, et de son fils, Hopper Jack Penn.

Sean Penn entretient une longue histoire avec le Festival : présent pour la première fois en compétition il y a un quart de siècle, comme interprète, avec She's So Lovely (1997), de Nick Cassavetes, il participe à la course à la Palme d'Or en tant que réalisateur pour la troisième fois.

La dernière tentative s'était soldée par un échec cuisant, avec The Last Face, il y a cinq ans. Ce cinquième long-métrage racontait l'histoire d'un médecin humanitaire, interprété par Javier Bardem, et de sa consœur, jouée par Charlize Theron, qui tombent amoureux lors d'une mission au Liberia et en Sierra Leone en 2003.

Rires, malaise lors de la projection de presse et critiques assassines sur le mélange des genres... Le réalisateur avait ce jour-là lui-même reconnu s'être pris une raclée à Cannes.

Catherine Deneuve de retour après un accident vasculaire

Sean Penn, né en Californie et qui connu le succès critique et public avec des films comme Into the Wild, quête initiatique et solidaire dans les grands espaces, ne sera pas la seule vedette à briller sur le tapis rouge en ce cinquième jour du Festival de Cannes.

Le précédera sur les marches une autre légende du cinéma, Catherine Deneuve, 77 ans, qui fait son retour à Cannes un an et demi après un accident vasculaire et 57 ans après son baptême cannois pour Les parapluies de Cherbourg (1964), de Jacques Demy (1964), qui avait obtenu la Palme d'or.

Habituée du Festival – sa dernière apparition remonte à 2019 lorsqu'elle a remis la Palme d'or au Sud-Coréen Bong Joon-ho pour son film Parasite –, l'iconique actrice française qui a joué dans 140 productions est en vedette dans le film d'Emmanuelle Bercot De son vivant, présenté hors compétition.

Pas de foyer d’infection à la COVID-19 à Cannes, affirme son délégué général

Il n'y a pas de cluster [foyer d’infection] cannois, a par ailleurs annoncé samedi le délégué général du Festival de Cannes Thierry Frémaux, au cinquième jour de l'événement organisé sur fond de pandémie de COVID-19.

Hier, on a fait plus de 3000 tests et [on a eu] zéro cas positif. Tout ça pour dire que les rumeurs d'un foyer cannois sont infondées. On fait tous très attention, on a tous envie de se montrer exemplaires, que le festival aille jusqu'au bout, que la pandémie s'arrête, a-t-il déclaré peu avant le début d'une projection.

Zéro test positif. C'était un la veille et deux en moyenne depuis l'ouverture, a précisé sur Twitter le président du Festival, Pierre Lescure.

Jeudi, à la suite de la diffusion sur les réseaux sociaux de photos montrant des cinéphiles ne portant pas de masque lors de projections, M. Frémaux était monté au créneau, rappelant aux gens que le port du masque était la règle à l'intérieur. Un message de Pierre Lescure est même désormais diffusé à cette fin au début de chaque projection.

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