•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La sculpture controversée Boy Holding A Shark ne sera pas installée à False Creek

La statue Boy Holding a Shark.

Boy Holding A Shark fait partie des œuvres d’art public exposées tous les deux ans à Vancouver.

Photo : Vancouver Biennale

Radio-Canada

L'œuvre Boy Holding A Shark, qui représente un garçon triste serrant un requin dans ses bras, sera finalement installée autre part que dans le quartier False Creek de Vancouver, indique le programme d'art public de la Ville.

Cette installation de l’artiste chinois Chen Wenling reflète la tension grandissante entre les humains et les océans, d'après une description du site Internet de l’organisme Biennale de Vancouver.

La sculpture est controversée pour ses 8 mètres de hauteur, sa proximité des résidences privées et le trafic piéton qu’elle aurait généré au milieu d'une piste cyclable.

Plus de 1500 personnes ont signé une pétition pour empêcher la Ville d’installer l'oeuvre dans un petit parc surélevé dans le sud du quartier False Creek.

La statue Boy Holding A Shark.

Des habitants du quartier False Creek ont peur que la statue bloque leur vue et nuise à la valeur de leurs propriétés.

Photo : Vancouver Biennale

Après une révision interne du projet, la Municipalité désapprouve désormais l’installation de l'œuvre d’art sur le site proposé, indique Eric Fredericksen, le directeur de la Biennale de Vancouver.

L’étude détaillée du site, ajoutée aux commentaires pertinents du public, a mis en évidence un conflit entre le trafic du Seawall et l’intégration de la sculpture avec son environnement, explique-t-il dans un communiqué.

Garder le dialogue ouvert

Le processus démocratique mené est respectable, selon Cameron Cartiere, professeure à l’Université d'art et de design Emily Carr. Les œuvres d’art visent à engendrer des conversations, a-t-elle souligné à l’émission The Early Edition de CBC.

Mille cinq cents personnes ont signé la pétition, ce sont 1500 personnes qui sont, en quelque sorte, concernées par le débat, a-t-elle renchéri.

Cameron Cartiere espère que le dialogue restera ouvert entre les citoyens, l’organisme Biennale de Vancouver et la Municipalité. Ce débat pourrait être un bon point de départ pour que la Ville réfléchisse aux discussions qu’elle doit avoir avec les résidents avant d’installer des œuvres d’art public.

La Ville de Vancouver affirme qu'elle travaillera avec l'organisme Biennale de Vancouver pour trouver un site plus approprié pour le géant au requin.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !