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Un atelier pour apprendre à intervenir si on est témoin d’un acte haineux à Edmonton

« Nous sommes tous responsables de prendre soin les uns des autres », dit Iman Siddiqui.

Iman Siddiqui

Iman Siddiqui est une des organisatrices d'un nouvel atelier qui vise à apprendre aux Edmontoniens comment intervenir s'ils voient un incident haineux.

Photo : Iman Siddiqui

Radio-Canada

Devant la multiplication des attaques envers des femmes voilées à Edmonton, des groupes communautaires souhaitent apprendre aux gens qui pourraient en être témoins à surmonter « l’effet spectateur » et à intervenir de façon sécuritaire.

Alors que la fréquence des incidents [haineux] augmente, nous devons songer à ce que nous pouvons faire pour garder notre communauté en sécurité , dit l’organisatrice de l’atelier, Iman Siddiqi.

Au moins sept attaques envers des femmes voilées ont été déclarées à la police à Edmonton dans les derniers mois. Certaines des femmes rapportent avoir été poussées au sol et invectivées. À Saint-Albert, deux d’entre elles ont récemment été attaquées violemment par un homme armé d'un couteau.

Des groupes communautaires et des mosquées ont déjà organisé des ateliers d’autodéfense pour les femmes musulmanes.

Le nouvel atelier, organisé par le groupe Masjid in the Park, le centre Saffron et les services communautaires et familiaux du comté de Strathcona, vise plutôt à apprendre aux gens comment réagir s’ils voient une autre personne être victime d’un incident haineux.

L’atelier vise d’une part à combattre l’effet spectateur aussi appelé l’effet du témoin . Ce phénomène psychosocial fait que, lorsque plusieurs personnes sont témoins d’une agression, il arrive souvent qu'aucune ne réagisse, s’attendant à ce que quelqu’un d’autre le fasse en premier.

Aider la victime plutôt qu'attaquer l’agresseur

La directrice des programmes du Centre Saffron, Grace Schmuland, explique que l’atelier enseigne aussi aux participants comment prioriser la victime dans leurs interventions.

Ce n’est pas du tout une histoire d’arriver comme un superhéros et de s’en prendre au méchant. Dans ce type de situation, cela peut causer plus de mal que de bien, dit-elle.

Exprimer du soutien pour la victime, ou même l’approcher après l’incident pour lui offrir du confort peuvent être d’excellentes interventions, explique-t-elle.

Le premier atelier, prévu le 16 juillet, est déjà plein. Les organisateurs espèrent cependant en tenir d’autres prochainement. Toutes les personnes qui souhaitent s'inscrire sont les bienvenues.

D'après les informations de Liam Harrap et de l'émission Radio Active

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