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Le drame des interprètes afghans

Des hommes manifestent dans la rue en brandissant des banderoles.

D'anciens interprètes afghans qui ont travaillé avec l'armée américaine manifestent à Kaboul devant l'ambassade américaine.

Photo : Reuters / STRINGER

Radio-Canada

Le président Joe Biden a confirmé jeudi le retrait des troupes américaines d'Afghanistan d'ici le 31 août, mais le sort de milliers d'Afghans qui ont aidé les Américains sur le terrain n'est pas encore scellé.

Les États-Unis ont promis l'asile à ses collaborateurs, dont les interprètes, mais le processus administratif s'étire et pourrait ne pas être complété avant la fin du retrait américain.

Alors que les soldats américains retrouveront le confort de leur foyer bientôt, des milliers de traducteurs, d'interprètes et de guides afghans qui ont travaillé pour les Américains craignent pour leur avenir.

Sherin Agha Jafari est l'un d'entre eux. Il a été parmi les premiers à travailler pour les Américains, ce qui a lui a valu d'être pris pour cible.

Des talibans avaient attaqué sa famille et tué son père. Maintenant, il craint d'être lui-même assassiné s'il reste en Afghanistan.

Des histoires de ce genre ne sont pas des cas isolés. Quelque 18 000 alliés afghans et leur famille attendent de pouvoir immigrer aux États-Unis.

Jusqu'à présent seulement 2500 visas ont été délivrés. D'ailleurs, le président Biden reconnaît lui-même qu'il faudra accélérer le processus.

Le Canada doit aussi faire sa part, plaident trois anciens généraux dans une lettre ouverte. Ils rappellent que les Forces canadiennes ont elles-mêmes fait appel à des interprètes afghans durant leur mission.

David Morrow, ancien combattant des Forces armées canadiennes, espère qu'Ottawa s'activera.

Pour Abdulhaq Ayoubi, qui est interprète et dont l'entourage a aussi été menacé, l'attente est interminable. Il implore le président américain de l'aider.

En attendant de recevoir leurs papiers d'immigration, les traducteurs et les interprètes afghans pourraient être accueillis dans des pays tiers, soutient la Maison-Blanche qui se montre toutefois avare de détails.

Les États-Unis ne laisseront pas tomber leurs alliés afghans, assure le président, mais les inquiétudes sont vives et le temps presse.

D'après le reportage d'Hugo Lavallée

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