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L’OMS confirme le lien entre des problèmes cardiaques et les vaccins à ARNm

Une pharmacienne prépare une dose de vaccin Moderna.

L'OMS estime qu'il existe un lien « probable » entre les vaccins à ARN messager et l'apparition de rares problèmes cardiaques chez certaines personnes.

Photo : La Presse canadienne / Nathan Denette

Agence France-Presse

Il existe un lien « probable » entre des cas d'inflammation au niveau du coeur et l'injection de vaccins contre la COVID-19 à ARN messager, mais les avantages de ces sérums l'emportent sur les risques, a déclaré vendredi l'OMS, confirmant l'expertise américaine.

Dans un communiqué, les experts du Comité consultatif mondial de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la sécurité des vaccins expliquent que des cas de myocardite – une inflammation du muscle cardiaque – et de péricardite – une inflammation de la membrane enveloppant le coeur – ont été signalés dans plusieurs pays, en particulier aux États-Unis.

Les cas rapportés sont généralement survenus dans les jours qui ont suivi la vaccination, plus fréquemment chez les jeunes hommes et plus souvent après la deuxième dose des vaccins à ARN messager contre la COVID-19, ont-ils indiqué.

Après examen des informations disponibles à ce jour, les experts de l'OMS concluent que les données actuelles suggèrent un lien de causalité probable entre la myocardite et les vaccins à ARN messager.

Toutefois, soulignent-ils, les avantages des vaccins à ARN messager l'emportent sur les risques en réduisant les hospitalisations et les décès dus aux infections [par la] COVID-19.

Les experts de l'OMS indiquent aussi que les données disponibles suggèrent que l'évolution immédiate de la myocardite et de la péricardite après la vaccination est généralement légère et répond aux traitements.

Un suivi est en cours pour déterminer les effets sur le long terme, précisent-ils.

Les experts de l'OMS vont continuer à évaluer la situation afin d'actualiser leurs recommandations.

Le 23 juin, les autorités sanitaires américaines avaient déjà indiqué qu'il existait un lien probable entre les vaccins contre la COVID-19 de Pfizer et de Moderna – des vaccins à ARN messager – et de rares cas d'inflammation au niveau du coeur chez des adolescents et de jeunes adultes, mais les bénéfices de ces remèdes surpassent toujours largement les risques encourus.

Selon l'OMS, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance de l'Agence européenne des médicaments (EMA) a examiné, lors de sa réunion du 5 au 8 juillet, les dernières données en provenance d'Europe et a confirmé l'existence d'une relation de causalité plausible entre la myocardite et les vaccins à ARN messager.

La myocardite est une maladie rare, dont les experts pensent qu'elle est généralement déclenchée par un virus. Le symptôme le plus fréquent est une douleur à la poitrine, et elle est souvent traitée en administrant des anti-inflammatoires ou, si nécessaire, en procurant un soutien en oxygène.

Les premiers cas de myocardite été signalés en Israël, où la campagne d'immunisation a été plus rapide que dans la majorité des pays.

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