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Graffitis sur l’église du Précieux-Sang à Winnipeg

Un graffiti indiquant « Save our children » sur une église de Winnipeg.

Un graffiti sur l'église du Précieux-Sang.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal / CBC

Radio-Canada

L’église du Précieux-Sang dans le quartier de Saint-Boniface à Winnipeg a été vandalisée avec des graffitis. Ces derniers semblaient avoir un caractère politique, mais l’archidiocèse a décidé de ne pas porter plainte.

Au moins deux inscriptions en peinture orange figuraient sur l’église. Un des messages disait en angais Sauvons nos enfants, et l'autre était de nature plus grossière.

C’est clair que pour les fidèles de la paroisse du Précieux-Sang, c’est un geste, soyons francs, assez blessant, indique le coordonnateur des communications à l'archidiocèse de Saint-Boniface, Daniel Bahuaud.

L’archidiocèse a décidé de ne pas porter plainte. Monseigneur LeGatt a été clair à ce sujet, on va tout simplement nettoyer le graffiti, on n’appelle pas la police, ajoute M. Bahuaud.

Plusieurs églises catholiques ont récemment été vandalisées ou endommagées par des incendies à la suite de la découverte de tombes anonymes sur les sites d'anciens pensionnats pour Autochtones en Colombie-Britannique et en Saskatchewan.

Un homme nettoie du graffiti sur les murs extérieurs d'une église de Winnipeg.

Un graffiti qui a été dessiné sur l'église du Précieux-Sang se fait nettoyer.

Photo : Radio-Canada / Walther Bernal / CBC

La couleur orange ainsi que le slogan Sauvons nos enfants sont utilisés par certains contestataires du traitement des enfants issus de Premières Nations au Canada.

Ce geste exprime une certaine colère, c’est sûr, note Daniel Bahuaud.

Si ce vandalisme est lié à une colère entourant les pensionnats autochtones, c’est un acte qui ne favorise pas la réconciliation et c’est le genre de geste qui a été dénoncé par les chefs autochtones et les leaders politiques, poursuit-il.

Peu importe cet acte, notre désir est de vouloir continuer sur le chemin de la réconciliation avec les gens des Premières Nations, en les écoutant, en priant et en nous informant nous-même sur le système des pensionnats autochtones, conclut M. Bahuaud.

Avec les informations de Christian Riou

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