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Le meilleur du pire de l’art débarque à Québec

Peinture amatrice représentant « La Joconde ».

Une piètre reproduction de « La Joconde », de Léonard Da Vinci, donnée au Museum of Bad Art par Andrea Schmidt, résidente de Vancouver.

Photo : Page Facebook du Museum of Bad Art

Radio-Canada

L’Espace 400e, à Québec, héberge cet été une sélection d'œuvres du Museum of Bad Art (MOBA) de Boston, qui abrite une collection de toiles trouvées dans des brocantes ou dans les poubelles. Cette exposition se veut un hommage à l’art amateur « trop mauvais pour être ignoré », comme on peut lire sur le site du musée.

Ouvert en 1994, le MOBA met en valeur des œuvres créées par des artistes amateurs qui autrement ne seraient jamais exposées dans un musée ou une galerie d’art.

Ce sont des collectionneurs qui ont commencé il y a une vingtaine d’années à accumuler des œuvres qu’ils trouvaient dans des brocantes ou carrément dans les poubelles, explique Vincent Roy, directeur général et artistique d’EXMURO arts publics, un organisme à but non lucratif qui a pour mandat la conception, la réalisation et la diffusion de projets artistiques dans l’espace public.

En entrevue avec Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à Tout un matin, M. Roy explique que les toiles proviennent d’artistes en herbe qui avaient l’intention de faire une œuvre intéressante, mais qui ont manqué leur coup, par manque de talent ou [parce que] quelque chose a mal tourné dans le choix des couleurs, des perspectives.

Peinture d'un lion un peu échevelé.

Une peinture d'un lion dénichée dans un magasin d'antiquités à Mena, en Arizona (artiste anonyme).

Photo : Page Facebook du Museum of Bad Art

Au lieu de se retrouver au fin fond d’un garde-robe ou dans un dépotoir, ces artéfacts de mauvais goût sont récupérés par les conservateurs et les conservatrices du MOBA, qui détient maintenant un catalogue de 500 à 600 œuvres, majoritairement anonymes. Le musée reçoit d’ailleurs chaque semaine de nouvelles soumissions d'œuvres ratées.

Mais qu’est-ce qui fait qu’une œuvre tombe sous l’ombrelle du mauvais art? C’est surtout au niveau technique, explique M. Roy, faisant allusion entre autres à l’un des trois thèmes de l’exposition intitulé Poor Traits (jeu de mots sur le terme portraits qui signifie mauvais traits).

Peinture représentant un visage d'homme qui crie.

Une tentative d'hommage à Evard Munch et sa toile « Le cri », peinte par Mark Gewiss, un résident de Newport en Pennsylvanie.

Photo : Page Facebook du Museum of Bad Art / Mark Gewiss

L’exposition Le musée du bad art se tient jusqu’au 11 octobre dans l’Espace 400e, au Vieux-Port de Québec, et l’entrée est gratuite. Elle s’inscrit dans le parcours Passages insolites, une proposition de déambulation à Québec grâce à laquelle on peut admirer des œuvres d’arts contemporains créées par des artistes d’ici et d’ailleurs.

Avec les informations de Claudia Hébert, chroniqueuse culturelle à l'émission Tout un matin

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