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Les troupes américaines quitteront l’Afghanistan le 31 août

Le président Joe Biden.

Le président des États-Unis, Joe Biden

Photo : Reuters / EVELYN HOCKSTEIN

Radio-Canada

Le président américain, Joe Biden, a défendu jeudi sa décision de retirer les troupes américaines d'Afghanistan, déclarant qu'il appartenait au peuple afghan de décider de son avenir et qu'il ne fallait pas sacrifier une nouvelle génération d'Américains dans une guerre impossible à remporter.

Auparavant, l’ex-président Donald Trump avait promis de retirer les troupes américaines de ce pays le 1er mai 2021. La date a ensuite été repoussée par Joe Biden au 11 septembre pour marquer les 20 ans des attentats contre le World Trade Center et le Pentagone.

Finalement, M. Biden a fixé au 31 août le retrait complet des soldats américains d'Afghanistan, à l'exception de la force de protection de l'ambassade américaine dans la capitale Kaboul, composée de quelque 650 soldats.

L’annonce du président américain intervient sur fond d'offensive des talibans dans le nord-ouest de l'Afghanistan après le départ des troupes américaines de la base clé de Bagram.

Joe Biden a déclaré que les États-Unis étaient parvenus depuis longtemps à atteindre l'objectif fixé en 2001, lorsque leur intervention militaire a débuté : éradiquer la présence d'Al-Qaïda et empêcher une nouvelle attaque sur le territoire américain après les attentats du 11 septembre 2001.

Le cerveau des attentats, Oussama ben Laden, a été tué par les forces spéciales américaines en 2011.

Nous avons atteint ces objectifs [...] Nous ne sommes pas allés en Afghanistan pour construire une nation. Et c'est le droit et la responsabilité du seul peuple afghan de décider de son avenir et de la manière dont il veut diriger son pays.

Une citation de :Joe Biden

Combats entre Afghans

Jeudi, talibans et forces afghanes se sont affrontés pour le deuxième jour consécutif à Qala-i-Naw, la capitale de la province de Badghis dans le nord-ouest du pays, où le gouvernement a envoyé par hélicoptère des centaines de groupes pour contrer l’offensive talibane.

Le pays traverse l'une des étapes les plus compliquées de la transition, avait affirmé plus tôt jeudi le président afghan, Ashraf Ghani.

Mais le pays peut être contrôlé, a-t-il affirmé dans un discours, confiant dans la capacité de son gouvernement à gérer la crise.

Les autorités afghanes ont la capacité d'assurer la continuité du gouvernement, a de son côté affirmé Joe Biden aux journalistes, après une réunion avec son équipe de sécurité nationale.

Des soldats marchant devant un véhicule militaire.

Des soldats afghans dans la province de Laghman

Photo : Reuters / PARWIZ

Le président Biden a indiqué que le soutien américain au peuple afghan va perdurer malgré ce départ, et a promis aux interprètes de l'armée américaine, menacés de représailles pour avoir aidé les forces étrangères, qu'ils trouveraient une place aux États-Unis.

Pourparlers parallèles aux combats

Une réunion entre des représentants talibans et une délégation du gouvernement afghan s'est terminée jeudi à Téhéran, ont indiqué plusieurs médias iraniens.

Selon le communiqué final, les deux parties ont convenu de mettre en place un mécanisme de transition lors d’une prochaine réunion, dont la date n’a pas été arrêtée.

Les deux parties ont considéré que la rencontre de Téhéran est une nouvelle plateforme pour renforcer une solution politique au problème afghan. Elles ont également condamné les attaques contre les domiciles des citoyens, les mosquées et les infrastructures publiques, réclamant que leurs auteurs soient sanctionnés.

La rencontre a duré deux jours sous l’égide du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohamad Javad Zarif.

Par ailleurs, le président américain a appelé les pays de la région à contribuer à la conclusion d'un accord politique entre les belligérants. Selon lui, le gouvernement afghan doit chercher un accord avec les talibans afin de cohabiter pacifiquement.

Avec les informations de Reuters, AFP, Tasnim, et Courrier international

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