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Apprendre de ses erreurs : une première expérience en motocyclette

Un égoportrait avec Nicole et d'autres participants en ligne derrière elle.

Nicole Lavergne-Smith avec d’autres participants du cours de sécurité en motocyclette.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Presque chaque fin de semaine après la fonte des neiges, le Saskatchewan Safety Council offre un cours de sécurité en motocyclette tout près de Regina. La Fureteuse fransaskoise, Nicole Lavergne-Smith, a suivi le cours de 20 heures dans le cadre de son défi 40.


En arrivant à mon tout premier cours de moto, je rencontre l’instructeur en chef, le Fransaskois Willy Barraud.

C'est un homme chaleureux et doux; tout l'inverse des stéréotypes de motards durs auxquels une personne peu familière avec le monde de la moto pourrait s'attendre.

Willy Barraud devant une route et des motocyclettes

Willy Barraud est passionné de moto depuis déjà de nombreuses décennies.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Depuis près de 25 ans, Willy Barraud donne des cours de sécurité en motocyclette en Saskatchewan.

Sa passion pour la moto lui est venue alors qu’il vivait encore en France.

Il a commencé avec une mobylette, avant de passer à des engins plus puissants pour pouvoir faire des voyages plus longs.

Quand je suis sur ma moto, ce que j’aime le plus, c’est d’avoir le vent sur moi.

Une citation de :Willy Barraud, instructeur en chef

Étant donné que le cours n'est pas obligatoire pour avoir le permis, les gens le suivent habituellement dans le but de devenir de meilleurs conducteurs, comme l'explique Willy Barraud.

Malgré tout, un incitatif a été mis en place pour encourager les inscriptions : si les gens suivent le cours, la province le leur rembourse trois ans après qu'ils eurent passé leur permis de conduire.

Un autre avantage pour les francophones comme moi, c'est que plusieurs instructeurs sont bilingues!

Lors de la fin de semaine au cours de laquelle j'ai participé à la formation, le Fransaskois David Parker faisait partie de l’équipe. Il conduit une moto depuis longtemps, mais c’est en étant lui-même un élève qu’il s’est rendu compte qu’il avait développé de mauvaises habitudes.

L'instructeur debout sur une route. Il porte un masque et un casque.

David Parker enseigne la moto depuis trois ans.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

Une des pires choses que je faisais, c’était de prendre juste deux doigts pour activer le frein ou l’embrayage, dit-il. En fait, on a besoin des quatre doigts pour le contrôle.

Sur une moto pour la première fois

Même si j’avais déjà été passagère sur une moto, je n’en avais jamais conduit une par moi-même. Je commençais donc vraiment à la base : j'ai dû apprendre où sont les freins, l’embrayage, l'antidémarreur, etc.

Inutile de vous dire que j'étais nerveuse!

La peur d’avoir un accident n’était jamais bien loin...

Plusieurs motocyclettes stationnées

Les participants choisissent une motocyclette pour la fin de semaine.

Photo : Radio-Canada / Nicole Lavergne Smith

L'enseignement se fait à un rythme rapide.

Les étudiants doivent d'abord faire une première partie du cours en ligne.

Une fois sur place, on se concentre uniquement sur la pratique.

On commence par choisir une moto qui servira à la formation pour la fin de semaine.

Chaque leçon s'appuie sur les compétences enseignées dans la leçon précédente.

L’une des choses les plus difficiles à apprendre, c’est de conduire lentement.

Rouler lentement, ça implique toutes les habiletés qu'un motard peut avoir, explique Willy Barraud. Ça arrive souvent qu’on voie des motards avec de l’expérience qui n'ont aucun contrôle de leur moto. Quand ils s’arrêtent, ils tapent des pieds, parce qu'ils ne savent pas comment s’arrêter correctement.

Lors de mon premier jour avec le groupe, j'ai rapidement appris. Je me sentais fière de pouvoir accomplir quelque chose que j'ignorais être capable de faire.

Par contre, durant la deuxième journée, c'est comme si le stress refoulé de la veille commençait à faire son apparition.

Nicole Lavergne Smith assise sur une motocyclette

Nicole Lavergne-Smith conduit une motocyclette pour la première fois.

Photo : Radio-Canada / Stefan Nenson

Je me suis rendu compte que conduire une moto demande des compétences acquises au fil du temps ainsi que beaucoup de confiance en soi.

En fin d’après-midi, lors du dernier jour, je n’avais pas encore les compétences ou la confiance pour passer l’examen final.

Je me réconforte en disant qu’échouer signifie qu'on a essayé quelque chose. Faire des erreurs fait partie intégrante du processus d'apprentissage.

Heureusement, j’ai pu apprendre dans un environnement contrôlé et sécuritaire, avec des instructeurs encourageants.

J’ai également appris que je suis capable de conduire une moto et que j’aime même ça.

Maintenant, je me retrousse les manches. La prochaine fois, je réussirai le cours.

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