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Trois-Rivières devient propriétaire du monastère des Ursulines

Le dôme de la chapelle des Ursulines de Trois-Rivières.

Le dôme de la chapelle des Ursulines de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Pascale Langlois

Les Ursulines, ayant quitté la bâtisse en 2019, ont fait don à la Ville de Trois-Rivières de leur monastère. En échange, Trois-Rivières s'engage à conserver et à mettre en valeur le lieu historique. La nouvelle vocation devrait être identifiée et mise en oeuvre d’ici trois ans.

Tout d’abord, il faut en assurer l’intégrité, par l’entretien, par la préservation. Ensuite on va travailler à son occupation. On a déjà deux ou trois petites idées, affirme Jean Lamarche. Sans donner trop d’indices sur les possibilités mises sur la table, le maire mentionne qu’il sera question de culture, de santé et d’éducation.

La possibilité d’en faire l’Espace bleu de la Mauricie n’est pas exclue. Tout est là pour le faire, ça pourrait devenir une option intéressante, mais je ne suis pas en train de vous l'annoncer, affirme M. Lamarche.

L’idée c’est de se donner un moment de recul, ajoute le chef du service de la planification et des programmes à la Ville de Trois-Rivières. Marc-André Grondin souligne que le site a été occupé par les Ursulines pendant 400 ans et qu’il faut respecter ce passé.

Un chantier pour discuter de la future vocation du monastère sera démarré à l’automne. La Ville s’est engagée à respecter l’intégrité et l’apparence des bâtiments. On n’est pas allés figer des usages ou des activités pour ne pas se mettre de bâtons dans les roues, explique Marc-André Grondin.

Par ailleurs, les bâtiments cédés, soit la maison blanche comprenant la chapelle et le musée, l’aile Saint-Joseph, la maison rouge et le pensionnat en pierres, ont été laissés dans un très bon état assure M. Grondin. Aucune réfection d’urgence n’est nécessaire selon lui. Le coût annuel d’opération du bâtiment est estimé à 400 000 $.

Une première politique du patrimoine

L’acquisition et la mise en valeur du monastère font partie de la nouvelle politique du patrimoine dont s’est dotée la Ville de Trois-Rivières. Le document fait suite à un processus de consultation auprès d’organismes, d’experts et de citoyens.

Souvent, on associe [le patrimoine] au patrimoine bâti, mais il y a d’autres types de patrimoines, le patrimoine immatériel, l’archéologie. Il y a différents types de patrimoine, explique Nancy Kukovica, directrice générale de Culture Trois-Rivières. Elle ajoute que le document vient préciser la définition des différents patrimoines et de l’importance qui leur sera accordée.

La Ville souhaite d’ailleurs établir des partenariats avec les Premières Nations afin de mettre en valeur le patrimoine autochtone.

D’ici trois ans, le politique prévoit entre autres d’établir un plan d’aménagement et de développement pour le site de l’Exposition et de restaurer la place d’Armes et de créer un programme incitatif pour que les entreprises organismes occupent les locaux patrimoniaux.

À plus long terme, la Ville souhaite créer un site d’entreposage pour les musées et s’attaquer aux sites archéologiques pour les identifier et les mettre en valeur.

Avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

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