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Passeport vaccinal au Québec : une approche « extrêmement bien justifiée »

Une femme distribue à un homme du liquide désinfectant pour les mains.

Le passeport vaccinal sera implanté en cas d'éclosion de COVID-19 dans une région ou un secteur d'activité, uniquement pour les services non essentiels.

Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Radio-Canada

La démarche qui sous-tend l'instauration d’un « passeport vaccinal » en septembre au Québec, uniquement en cas d'éclosion et pour avoir accès à des services jugés non essentiels, est nuancée et non discriminatoire, estime une bioéthicienne.

C’est extrêmement bien justifié comme mesure de santé publique, affirme Vardit Ravitsky, professeure de bioéthique à l’Université de Montréal. La proposition du gouvernement est tellement étroite qu’il ne s’agit pas de restrictions à nos droits et libertés.

En cas d'éclosion, les personnes pleinement vaccinées pourront avoir accès à des milieux jugés à risque, comme les salles de sport, les bars, les restaurants ou les salles de spectacle. Seuls les activités et les services non essentiels seront touchés. Si elle devait être utilisée, la preuve vaccinale n’empêchera personne, vacciné ou non, de recevoir des services jugés essentiels.

Vardit Ravitsky.

La professeure en bioéthique de l'Université de Montréal, Vardit Ravitsky

Photo : Radio-Canada

« Quand c’est bien ciblé comme ça, donc temporaire et spécifique à un endroit ou une activité, je ne pense pas qu’on peut parler de discrimination. C’est une mesure de santé publique appliquée de manière proportionnelle, pour éviter de plus grandes violations des droits de la personne. »

— Une citation de  Vardit Ravitsky, professeure de bioéthique à l’Université de Montréal

Selon elle, la démarche préconisée par Québec est plus adéquate que ce qui se fait dans certains pays ailleurs dans le monde, où l’accès à des lieux ou à des types de rassemblements est réservé à ceux qui présentent une preuve de vaccination. Les critiques estiment que cela crée deux classes dans la société.

Ici il ne s’agit pas du tout de ça. Il s’agit d’une mesure ciblée, à court terme, là où il faut pour pouvoir garder les établissements ouverts, tranche Vardit Ravitsky.

Selon l’experte, comme la mesure entrera en vigueur le 1er septembre, cela laissera amplement le temps à la population de se faire vacciner adéquatement.

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