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Des citoyens se sentent de moins en moins en sécurité à Moncton

Circulation automobile et une personne qui marche sur le trottoir en début de soirée sur la rue Main à Moncton.

Des citoyens du centre-ville disent avoir observé une augmentation des vols dans leur quartier.

Photo : Radio-Canada / Guy LeBlanc

Radio-Canada

Des citoyens qui habitent au centre-ville de Moncton en ont assez des vols. Ils interpellent la Municipalité et la GRC pour améliorer la sécurité dans leur quartier.

Les vélos de Chantal Abord-Hugon et de Lucie Aounetse ont été volés récemment. Dans le premier cas, le vélo était remisé dans un cabanon. Dans le second, les voleurs sont loin d’avoir été discrets.

Lucie Aouneste montre les dégâts.

Les voleurs ont coupé des morceaux de bois pour voler le vélo de Lucie Aouneste à Moncton.

Photo : Radio-Canada

Je me suis réveillée à 2 h 15 du matin par les bruits d'une scie électrique qui coupait de quoi. Je me suis levée et je me suis dit que c'était bizarre d'avoir ce bruit-là à cette heure-là. J'ai allumé les lumières et j'ai constaté que mon bicycle n’était plus là et qu’il y avait une partie de mon perron qui avait disparu!, raconte Mme Aouneste.

Coup de chance, toutes les deux ont retrouvé leur vélo près de leur propriété par elles-mêmes.

Mais Chantal Abord-Hugon garde un goût amer de l’expérience.

C'est vraiment une sensation d'être violée, exprime-t-elle. Même quand j'ai récupéré la bicyclette, au début, ça me dégoûtait. On l'a amenée au magasin et elle a quand même été endommagée.

Christine Melanson a vu le toit de son pavillon (gazebo) disparaître. Les voleurs ont laissé le reste de son mobilier de jardin, mais la situation la rend mal à l’aise.

Je me sens plus ou moins en sécurité à Moncton. J'ai l'impression qu’à cause de la crise des logements, que les vols vont continuer, parce que les gens n’ont plus d'argent pour vivre, craint-elle.

Patrick Parisé habite aussi au centre-ville. Il connaît de nombreuses personnes qui ont été victimes de vols. Il a lui-même installé des dispositifs de sécurité.

Patrick Parisé.

Patrick Parisé demande à la Municipalité d'en faire plus pour protéger ses citoyens et leurs biens.

Photo : Radio-Canada

Il faut aussi maintenant qu'on paye pour des systèmes d'alarme, des caméras, des clôtures ou de plus gros cadenas pour nous protéger, pour protéger nos biens, déplore-t-il.

« J'espère que les choses vont changer et j'espère que [la mairesse] Dawn Arnold et ses conseillers m'écoutent et nous écoutent tous. On est écœurés. »

— Une citation de  Patrick Parisé

Un problème complexe

Selon la criminologue Marie-Andrée Pelland de l’Université de Moncton, les problèmes de criminalité et d’itinérance dans une ville comme Moncton sont complexes.

Selon elle, la criminalité peut être influencée par divers facteurs, comme les difficultés d’accès à l’emploi ou au logement, ou les problèmes de toxicomanie et de dépendance.

Une carte de Moncton avec des points de bleu à rouge.

Dans un rapport daté de décembre 2020 de l'Autorité policière régionale de Codiac, on aperçoit les endroits où des crimes ont été rapportés dans la grande région de Moncton et on peut constater une concentration des cas au centre-ville.

Photo : Autorité policière régionale de Codiac

C'est-à-dire que c'est un problème complexe. La Ville ne peut pas avoir une solution si simple que ça et facile, ça prend les gouvernements provincial, fédéral et municipal pour trouver une solution qui va durer à long terme, mais il faut aussi faire un bilan des services qui sont déjà là, explique la professeure.

Selon les données de la GRC, les crimes contre les biens n’ont pas nécessairement augmenté au cours des dernières années, mais les préoccupations des citoyens ont eu des échos auprès du service policier et de la Municipalité.

Lors de sa dernière assemblée générale annuelle, l’Autorité policière régionale de Codiac a indiqué vouloir étendre les heures de service de la nouvelle Unité mobile de services de crise. On a également précisé qu’un projet pilote appelé « Citoyens en patrouille » était en cours dans le quartier ouest de la municipalité. Ce programme communautaire est une version améliorée de la surveillance de quartier, appuyé par les technologies et géré par les citoyens avec l’aide de la GRC. Il pourrait être étendu à d'autres secteurs.

Un programme d’enregistrement des vélos a été mis en place récemment pour faciliter la recherche des vélos volés, et la présence des policiers au centre-ville a été accrue récemment, après le succès d’un autre projet pilote.

Ni la Municipalité ni la GRC n’avaient répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada au moment d’écrire ces lignes.

Avec les informations d'Isabelle Arseneau

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