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Trudeau investit pour les garderies à 10 $ en Colombie-Britannique

Justin Trudeau, en compagnie de John Horgan, parle à un garçon.

Jeudi, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et celui de la Colombie-Britannique, John Horgan, étaient à Coquitlam, dans la banlieue de Vancouver.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, et celui de la Colombie-Britannique, John Horgan, ont conclu une entente sur cinq ans pour des services de garde à 10 $ par jour, tel que promis par le gouvernement néo-démocrate provincial.

Jeudi, le premier ministre fédéral a poursuivi sa tournée canadienne à saveur électorale en s'arrêtant à Coquitlam, en banlieue vancouvéroise. Accompagné de John Horgan, Justin Trudeau a annoncé que son gouvernement investira 3,2 milliards de dollars au cours des 5 prochaines années afin de contribuer à l’amélioration des services réglementés d’apprentissage et de garde pour les enfants de moins de 6 ans en Colombie-Britannique.

Cette entente qualifiée d'historique rentre dans un plan national de financement de garderies de plus de 9 milliards de dollars. L'accord bilatéral a pour objectif d’améliorer l’accès à des programmes et services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants qui sont abordables, souples, inclusifs et de qualité, souligne Ottawa.

Le gouvernement fédéral précise que 30 000 nouvelles places seront créées dans les services d’apprentissage et de garde des jeunes enfants au cours des 5 prochaines années. Par ailleurs, l'entente permettra de financer des services essentiels et soutiendra les éducateurs de la petite enfance, affirme Ottawa.

Ce n'est pas du jour au lendemain que les familles verront les frais de garderie plafonnés à 10 $ par jour. Les deux gouvernements espèrent atteindre cette cible d'ici la fin de l’entente quinquennale, en 2026.

Justin Trudeau et John Horgan entourés de gens.

Les premiers ministres Justin Trudeau et John Horgan prennent un bain de foule à Coquitlam où ils ont effectué plusieurs annonces qui concernent la Colombie-Britannique.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms (CBC)

Des changements dès l'année prochaine

Cependant, d’ici la fin de 2022, les parents britanno-colombiens pourront bénéficier d’une diminution de 50 % du coût moyen des services de garde réglementés pour leurs enfants de moins de 6 ans. Ce qui représente un allègement non négligeable, relève Marie-Andrée Asselin, la directrice générale de la fédération des parents francophones de Colombie-Britannique (FPFCB).

Elle rappelle que les frais de garderies constituent la deuxième dépense des ménages dans une province où il y a une grande disparité régionale à ce niveau-là. À Vancouver par exemple, ces coûts peuvent grimper en moyenne à 1300 $.

Une relance féministe

Le cadre et le ton de cette annonce rappelaient celui d'une campagne électorale. Et avec cette entente, Justin Trudeau s'est adressé aux femmes qui ont aussi été frappées par la pandémie. Une telle initiative rentre, selon le premier ministre fédéral, dans le cadre d'une relance féministe.

Rebâtir en mieux, c’est de s’assurer que les mères et les familles puissent avoir accès à un service de garde de qualité et abordable.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Pour Marie-Andrée Asselin, c'est de cela qu'il s'agit également. Car la question des garderies demeure une question vitale, moderne. Elle croit en effet que ça prend des garderies qui sont de qualité, abordables pour que nos parents puissent aller sur le marché du travail puis que l'on continue à faire des enfants. [...] Ça fait partie de notre économie aussi.

Toute la question des garderies est un investissement féministe d'une certaine manière parce que c'est souvent les femmes qui sont touchées lorsqu'on a besoin de prendre soin des jeunes enfants.

Une citation de :Marie-Andrée Asselin, directrice générale, FPFCB
John Horgan assis avec des enfants autour d'une table.

John Horgan, en 2018, en compagnie d'enfants d'une garderie de North Vancouver à la suite de l'annonce du projet pilote de garderies à 10 $.

Photo : Radio-Canada / Adrien Blanc

Quelle part pour les francophones?

La directrice générale de la FPFCB souligne l'importance d'une telle entente. Cependant, elle attend d'en voir les clauses avant de marquer ce jour au fer rouge.

Et comme le diable est dans les détails, elle souhaite savoir s'il y a des clauses linguistiques qui protègent les droits des francophones et qui font en sorte que la province sera forcée d'ouvrir des places en garderies francophones par exemple, ou de réserver une partie du budget pour les francophones.

Sans avoir mis le doigt sur cette question, Justin Trudeau a par contre affirmé qu'un bon système de garde des jeunes enfants est un système qui est inclusif. Dès lors, les deux gouvernements s’engagent à offrir plus de soutien pour les enfants avec des besoins particuliers.

On va aussi faire en sorte que les membres de différentes communautés vulnérables aient un accès équitable à des places en service de garde.

Une citation de :Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Avec l'actualité autochtone qui est mouvementée ces dernières semaines, le premier ministre du Canada a déclaré travailler avec nos partenaires autochtones pour s’assurer que les enfants puissent avoir des places avec des programmes qui tiennent compte de leur culture.

Des recrutements à venir

Bien que la FPFCB ignore pour l'instant les termes de cette entente, sa directrice sait que son implication sera sollicitée. Elle ajoute que la communauté francophone va s'assurer que ses besoins en garderie soient pris en compte dans cet investissement. Marie-Andrée Asselin lance dès lors un message aux francophones qui désirent travailler en milieu de services à l'enfance.

Il y a un essor présentement de garderies. Ce sont de bons emplois. Ce n'est pas ce que c'était il y a 5 ou 10 ans. Les emplois sont bien rémunérés avec des avantages sociaux.

Une citation de :Marie-Andrée Asselin, directrice générale, FPFCB

Car le recrutement reste le plus grand défi dans ce secteur, constate, une fois de plus, Marie-Andrée Asselin.

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