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Le meurtrier de Thomas Cameron plaide coupable

Le jeune homme assis à l'extérieur, souriant

Thomas Cameron a été retrouvé sans vie dans un parc de Sherbrooke.

Photo : Facebook / Karine Cameron

Radio-Canada

L’individu accusé de l’assassinat de Thomas Cameron, survenu en août 2019, a plaidé coupable à un chef de meurtre au second degré, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.

L’audience avait lieu en Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

Thomas Cameron, 18 ans, a été tué en août 2019. Son corps sans vie avait alors été retrouvé au parc Adrien-Cambron, dans l’est de Sherbrooke. Son décès avait provoqué une onde de choc au sein de la communauté.

Il n’est pas possible d’identifier l’accusé, puisque les procédures se déroulent en Chambre de la jeunesse.

La mère de la victime, Karine Cameron, était présente au tribunal lors du plaidoyer de culpabilité. Il y a de la déception. Il y avait beaucoup d'éléments qui prédisposaient à la préméditation. La justice canadienne étant ce qu'elle est, il faut qu'il soit coupable hors de tout doute raisonnable. C'est difficile de prouver. Ça a l'avantage d'éviter le procès qui aurait été long et pénible.

Cette étape a été éprouvante pour Mme Cameron. Elle a été incapable d'assister à la lecture de la trame narrative des événements. Je ne suis pas capable d'entendre ça. C'est douloureux. On n'a pas à vivre ça.

Accusation réduite

Le mois dernier, l’avocate de l’accusé, Me Kim Dingman, avait annoncé que le jeune homme renonçait à subir un procès devant juge et jury et qu’il allait, selon toute vraisemblance, plaider coupable, jeudi. Ce qu'il a finalement fait.

Selon la procureure de la Couronne, Me Nathalie Robidoux, si l'accusation de meurtre au premier degré a été réduite à second degré, c'est à la suite de l'analyse du dossier, de l'enquête préliminaire et du fardeau de la preuve et pas nécessairement en raison du plaidoyer de culpabilité.

Un rapport psychiatrique ou psychologique a été demandé, car il s'agit d'une infraction grave avec violence.

Peine pour adulte?

Le jeune homme accusé de ce meurtre avait 17 ans et 11 mois au moment des gestes qui lui sont reprochés. Il faisait cependant face à une accusation de meurtre au premier degré, et pourrait se voir imposer une peine pour adulte.

Le fardeau revient à la poursuite de prouver que la culpabilité morale de mon client était semblable à celle d’un adulte, avait affirmé Me Kim Dingman, avocat de la défense.

Au début des procédures, en août 2019, la procureure aux poursuites criminelles et pénales, Me Nathalie Robidoux, avait déposé un avis d’assujettissement à une peine pour adulte dans le cas où l’accusé serait déclaré coupable.

Un rapport présentenciel a également été demandé par le juge afin de déterminer, si une peine pour adulte sera imposée.

Si une peine pour adulte est imposée, c’est une sentence à vie que l’accusé devra purger à la suite de sa peine de prison. Il resterait alors sous la surveillance de la Commission canadienne des libérations conditionnelles, avait-elle expliqué.

Si, toutefois, c'est une peine pour enfant qui est donnée, l'accusé s'expose à sept ans de réclusion.

En plus de l’accusé, une adolescente a été impliquée dans la mort du jeune homme. En janvier dernier, elle a reçu une peine de 15 mois à purger dans un centre jeunesse. La jeune fille avait plaidé coupable à une accusation réduite d’homicide involontaire.

Les parties reviendront au tribunal le 18 novembre pour la suite des procédures.

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