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Des Autochtones demandent des excuses du ministre de la Réconciliation de la C.-B.

Le grand chef Stewart Phillip en conférence de presse.

Le grand chef Stewart Phillip, président de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, demande des excuses à Murray Rankin.

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

Des leaders autochtones réclament des excuses du ministre des Relations autochtones et de la Réconciliation de la Colombie-Britannique, Murray Rankin, pour avoir suggéré d’utiliser des fonds destinés aux survivants des pensionnats pour Autochtones comme levier lors des négociations d'un traité, en 1998.

Cette année-là, le gouvernement fédéral avait mis de côté 350 millions de dollars pour soutenir les initiatives de guérison communautaires pour les survivants dans les collectivités inuit, métisses et des Premières Nations.

Murray Rankin était alors le principal négociateur de traités de la province sous le premier ministre Mike Harcourt.

Dans une note interne obtenue grâce à une demande d'accès à l'information déposée par un citoyen, il discute de la question en ces termes :

Si le gouvernement fédéral se veut stratégique dans la façon dont cet argent est dépensé en Colombie-Britannique, alors il donnera la priorité aux Premières Nations avec lesquelles il négocie un traité comme étant les principaux bénéficiaires de ce programme.

Une citation de :Murray Rankin, alors principal négociateur de traités avec les Autochtones pour la Colombie-Britannique

L’argent pourrait aussi servir de mise de fonds pour un éventuel traité et serait crédité en conséquence.

Murray Rankin.

Murray Rankin est le ministre des Relations avec les Autochtones et de la Réconciliation de la Colombie-Britannique et a déjà été le principal négociateur de traités de la province.

Photo : Courtoisie BCNDP / Jesse Hlady Studios

La note interne est également signée par le négociateur adjoint de l'époque, Heinz Dyck.

Dans une entrevue accordée à CBC, Murray Rankin dit avoir agi au nom des peuples autochtones. C'est ce que les dirigeants nuu-chah-nulth de l'époque demandaient, se défend-il. Je croyais qu'il était essentiel qu'une partie de la réalité du pensionnat pour Autochtones soit reflétée dans le traité que nous tentions de conclure.

Sur Facebook, il ajoute : J'ai été et serai toujours un fervent allié des survivants des pensionnats pour Autochtones, de leurs familles et de leurs nations.

Un problème très, très grave

Le grand chef de la nation Okanagan et président de l'Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, Stewart Phillip, demande des excuses au nom des Premières Nations.

Il s'agit d'un problème très, très grave, compte tenu du contexte des pensionnats et du traumatisme intergénérationnel qui se vit dans nos communautés, surtout maintenant.

Dans une lettre adressée au ministre, il écrit : Nous attendons des excuses explicites de votre part pour avoir recommandé que les fonds fédéraux destinés aux survivants des pensionnats pour Autochtones soient retenus comme une carotte pour que les Premières Nations entrent dans le processus [de la Commission des traités de la Colombie-Britannique].

C'est la façon dont le gouvernement fonctionne

La suggestion de Murray Rankin n'a jamais été présentée et n'a jamais fait partie du processus de négociation, indique l'actuelle présidente du Conseil tribal nuu-chah-nulth, Judith Sayers, qui faisait partie des 13 négociateurs nuu-chah-nulth en 1998.

Nous étions au début des négociations, nous étions loin d'un accord final. Ce n'est qu'une lettre qui donne ses idées sur la façon dont nous pourrions faire avancer les discussions.

C'est la façon dont le gouvernement fonctionne. Il essaie.

Ottawa n’a pas immédiatement répondu aux demandes d’entrevues.

Avec les informations d'Angela Sterritt

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