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Envoyé spécial

Une défaite amère en territoire hostile pour les partisans du Canadien

Des amateurs de hockey

Dans un océan de partisans du Lightning, il y avait malgré tout plusieurs amateurs du Canadien.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Il fallait être courageux pour porter un chandail du Canadien à la place Thunder Alley, recouverte par un raz-de-marée bleu aux couleurs du Lightning de Tampa Bay.

Jusqu’aux petites heures du matin, coups de klaxon, cris de joie et feux d’artifice ont résonné autour de l'Amalie Arena.

Les partisans du Lightning de Tampa Bay, qui forment la Bolts Nation, n'ont visiblement aucun complexe par rapport aux partisans des Canadiens. Ils ont chanté leur cri de ralliement toute la soirée.

Les partisans du Lightning de Tampa Bay, qui forment la Bolts Nation, n'ont visiblement aucun complexe par rapport aux partisans des Canadiens. Ils ont chanté leur cri de ralliement toute la soirée.

Photo : Radio-Canada / Photo: Ivanoh Demers

Pour moi, c’était une expérience à vivre avec ma fille. C’est la première finale de notre équipe préférée en 28 ans, a dit avec philosophie Michel Thériault, de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick. Mon grand-père me parlait de Maurice Richard. Chez nous, le Canadien, c’est une histoire de famille. C’est l’équipe des francophones au Canada!

Un père et sa fille dans les gradins

Michel Thériault et sa fille Renée-Claude, tous deux originaires de Grand-Sault, au Nouveau-Brunswick, ont dépensé 6000 $ pour assister au 5e match de la série.

Photo : Radio-Canada / Pascal Robidas

Ce dernier a payé 6000 $ pour une paire de billets. La même chose au Centre Bell, à quelques rangées de la patinoire, lui aurait coûté plus de 30 000 $. Venir à Tampa, en incluant les billets d'avion, était une meilleure affaire.

C’était surtout l’occasion de vivre un moment inoubliable après un an et demi de mesures sanitaires en raison de la COVID.

On n’a pas gagné, mais c’était une belle partie, a ajouté sa fille, Renée-Claude, contente d'avoir pu voir la coupe Stanley de ses propres yeux.

Depuis la première du Lightning remportée en 2004, à la belle époque de Vincent Lecavalier et de Martin St-Louis, la popularité du hockey dans la région de Tampa Bay n’a cessé de croître, nous raconte Chris Bellows, un partisan de la première heure.

Quand les dernières secondes du match se sont écoulées, les milliers de partisans du Lightning réunis place Thunder Alley ont explosé de joie.

Plusieurs personnes croient à tort que le sud des États-Unis n'est pas bon endroit pour le hockey professionnel. Regardez autour, dites-moi que vous ne sentez pas la passion pour le hockey parmi nous, lance M. Bellows en savourant la troisième conquête de la Coupe Stanley de son équipe.

Une partisane du Lightning.

L'enthousiasme était plus que palpable chez les habitants de Tampa Bay.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Ceux qu’on appelle la Bolts Nation ont été bruyants toute la soirée. Ils ont leur propre chant de ralliement, comme à Montréal. Et ils ne souffrent d'aucun complexe, même si l'équipe n'a vu le jour qu'au cours de la saison 1992-1993.

Un partisan aux couleurs du Canadien au milieu d'autres personnes aux couleurs du Lightning.

Trouvez l'intrus.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Avant la partie, chaque chandail rouge du CH visible en territoire hostile, entouré par une mer de chandails bleus, était copieusement accueilli par des huées.

De bonne guerre

Malgré tout, Maxime Pelletier, de Montréal, trouvait que cette rivalité était de bonne guerre entre les partisans.

L'an prochain, nous aurons Suzuki, Caufield et plein de bons espoirs. Tout ce qui s'est passé ce printemps était un boni. Nous allons revenir plus forts la saison prochaine, a-t-il déclaré entre les cris de joie des partisans du Lightning.

Plusieurs partisans des Canadiens étaient déçus pour Carey Price qui a transporté son équipe en finale de la Coupe Stanley grâce à ses arrêts spectaculaires.

Plusieurs partisans des Canadiens étaient déçus pour Carey Price, qui a mené son équipe en finale de la Coupe Stanley grâce à ses arrêts spectaculaires.

Photo : Radio-Canada / Photo: Ivanoh Demers

De son côté, Christina Gil, une Montréalaise qui habite maintenant en Floride, était déçue pour Carey Price.

Selon moi, il ne lui reste que deux ou trois bonnes saisons au sommet de son art. Il va falloir faire vite, parce qu'il ne pourra pas toujours jouer à un niveau comme il l'a fait cette année, a-t-elle affirmé en regardant les feux d'artifice des célébrations de la Bolts Nation.

Des policiers à cheval

La police de Tampa Bay était prête à des débordements... qui ne sont pas venus.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

À la fin des célébrations, la police de Tampa a augmenté sa visibilité. Outre des feux d'artifice lancés par les fêtards, aucun acte de vandalisme n'a eu lieu.

Plusieurs poignées de main, une fois le sort du Canadien réglé, se sont échangées entre les partisans des Habs et ceux de Tampa.

L'an prochain, le visage du Lightning va changer considérablement en raison du plafond salarial imposé par la LNH ainsi qu'en raison du repêchage d'expansion du Kraken de Seattle.

Dans le cœur des partisans du Bleu-blanc-rouge présents mercredi soir, l'avenir ne peut être que prometteur avec la surprise causée ce printemps.

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