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Martin Carpentier a fait l’objet d’une autopsie psychologique

Des policiers transportent un sac contenant le corps trouvé vers un véhicule.

Martin Carpentier s'est suicidé après avoir tué ses deux filles à Saint-Apollinaire.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Dans quel état d’esprit était Martin Carpentier quand il a tué ses deux filles, Norah et Romy, avant de s’enlever la vie en juillet 2020, à Saint-Apollinaire? Radio-Canada a appris qu’une autopsie psychologique réalisée par l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, à Montréal, devrait permettre de répondre à cette question.

C'est un peu comme un travail de détective, déclare le Dr Gustavo Turecki, au sujet de l’autopsie psychologique qui vise à comprendre le profil de santé mentale de la personne qui est décédée.

Le Dr Turecki est professeur de psychiatrie à l’Université McGill et directeur scientifique du Centre de recherche à l’Institut Douglas. Avec son équipe, il a répondu présent quand le Bureau du coroner a fait appel à leurs services pour tenter de comprendre ce qui a pu se passer dans la tête de Martin Carpentier pour qu’il s’en prenne à ses filles.

Romy, Martin et Norah Carpentier

Romy, Norah et Martin Carpentier

Photo : Radio-Canada

Ainsi, au cours des derniers mois, plusieurs entrevues ont été réalisées avec des proches de Carpentier. Faire une entrevue avec une personne va nous donner une partie de l'information qu'on cherche. Et plus on fait d'entrevues, mieux on va connaître la personne, explique le Dr Turecki.

On va faire un jugement clinique. Celui qui est le plus probable en prenant en compte toute l'information qu'on a obtenue à travers les entrevues, les dossiers médicaux et avec d'autres sources d'information.

Une citation de :Dr Gustavo Turecki, professeur de psychiatrie à l’Université McGill et directeur scientifique du Centre de recherche à l’Institut Douglas
Gustavo Turecki debout dans un bureau.

Dr Gustavo Turecki, professeur de psychiatrie à l’Université McGill et directeur scientifique du Centre de recherche à l’Institut Douglas

Photo : Radio-Canada

Pour le Dr Turecki, le cas de Martin Carpentier fait partie de ceux qui sont complexes, puisque l'homme n'avait pas d’antécédent en terme de santé mentale. Dans ces cas-là, il faut poser un diagnostic, comprendre ce qui s'est passé, explique-t-il.

Pour y arriver, toutes les informations recueillies sont analysées. On fait des rencontres cliniques dans lesquelles on va prendre une décision. On va analyser toute l'information et on va prendre une décision, ce qui est le plus probable.

Réponses imminentes

Les conclusions de l’autopsie psychologique de Martin Carpentier seront connues dans le rapport de la coroner cet automne et devraient nous apporter un éclairage quant à son état d'esprit lors du drame.

Après avoir réalisé presque 1000 autopsies psychologiques, le Dr Turecki dit observer que les familles apprécient l’exercice, parce que c’est un processus qui, selon lui, aide ces dernières à entamer leur deuil.

Ça veut pas dire que tout est réglé avec ça, mais ça les aide dans le processus de deuil, ça aide à mieux comprendre, à parler, à partager.

L'équipe de l'Institut Douglas réalise entre 50 et 70 autopsies psychologiques par année.

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