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L'ex-président sud-africain Jacob Zuma se constitue prisonnier

L'ex-président sud-africain Jacob Zuma tient un micro.

L'ex-président sud-africain Jacob Zuma

Photo : Reuters / ROGAN WARD

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ex-président sud-africain Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice, s'est constitué prisonnier mercredi soir, a annoncé la fondation qui le représente.

Le président Zuma a décidé de se conformer à l'ordre d'incarcération. Il est en route pour se rendre dans un établissement correctionnel, a-t-elle déclaré dans un message sur Twitter, quelques minutes avant l'ultimatum fixé à minuit par la justice.

Le ministère de la Police a confirmé aussi sur Twitter, l'ancien président d'Afrique du Sud, M. Jacob Zuma, a été placé en détention.

Jacob Zuma a été condamné la semaine dernière par la plus haute juridiction du pays, une décision sans appel. Il devait se constituer prisonnier d'ici dimanche soir, sinon la police avait ordre de l'arrêter d'ici mercredi minuit (22 h 00 GMT).

Une demi-heure environ avant l'expiration de ce délai, un convoi d'une dizaine de voitures a quitté à vive allure la résidence de M. Zuma à Nkandla, en pays zoulou (Est).

Jusque tard le soir, bien après le couvre-feu fixé à 21 h dans le pays, quelques dizaines de partisans ont chanté et dansé, certains hommes portant des bandeaux traditionnels en peau de bête.

L'ancien président, familier des tribunaux, a obtenu que la Cour constitutionnelle réexamine sa sentence lors d'une nouvelle audience prévue le 12 juillet. Il avait aussi réclamé que son arrestation soit suspendue d'ici là, mais la décision doit être rendue vendredi par le tribunal de Pietermaritzburg (Est).

Des partisans de l'ex-président lèvent le poing.

Des partisans de l'ex-président manifestent devant son domicile à Nkandia.

Photo : Reuters / ROGAN WARD

Une quarantaine de témoins l'enfoncent

Mettant en cause l'impartialité des juges, Jacob Zuma a invoqué pour la révision de sa condamnation un état de santé instable, arguant qu'une incarcération le condamnerait à une peine de mort dans le contexte de la pandémie. Il avait aussi affirmé, devant ses soutiens samedi, qu'il fallait s'attendre à des violences si la police osait l'arrêter.

M. Zuma est accusé d'avoir pillé les ressources publiques pendant ses neuf années au pouvoir.

Depuis la création en 2018 d'une commission d'enquête sur la corruption d'État, M. Zuma, mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manœuvres pour éviter de témoigner, ce qui a lui a valu cette condamnation à la prison ferme.

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