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Coup d’envoi de la saison de ravitaillement maritime dans le Grand Nord

Un pétrolier dans la baie de Frobisher, près d'Iqaluit.

Un pétrolier dans la baie de Frobisher, près d'Iqaluit, le 7 juillet.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Voitures, mazout, meubles, matériaux de construction… L’approvisionnement de marchandises et de denrées dans les communautés du Grand Nord se met en branle, mais sa logistique requiert des conditions de glaces clémentes et une collaboration étroite avec la Garde côtière canadienne (GCC).

Les premiers navires de ravitaillement ont déjà commencé leur tournée dans des communautés du Nunavik, dont Kangirsuk et Inukjuak.

Ils gagneront d’ici quelques jours des collectivités du Nunavut.

L’année dernière, la COVID-19 a tout retardé, mais je pense que ce sera plus simple maintenant.

Une citation de :Percy Kabloona, maire de Whale Cove

La saison d’approvisionnement s’échelonne chaque année de la mi-juin au mois d’octobre, lorsque les eaux sont libres de glaces. Les collectivités du Nunavut et du Nunavik n’étant pas reliées par des routes, l’acheminement de marchandises dépend des transports maritimes et aériens.

Or, puisque bon nombre de collectivités sont figées dans les glaces durant la majeure partie de l’année, des navires de ravitaillement ne peuvent y accéder qu’en été. Des avions-cargos s’y rendent le reste de l’année.

Des employés sortent des cargaisons d'un avion.

Un pilote de la compagnie aérienne Kenn Borek décharge un avion-cargo à Grise Fiord, la communauté la plus au nord du Canada.

Photo : Radio-Canada / Matisse Harvey

Le transport par bateau permet d’acheminer de la marchandise volumineuse et des denrées non périssables à des coûts inférieurs que par voie aérienne. Elle permet aussi la livraison de matériaux et d’équipements pour des projets de construction qui ne peuvent être effectués que pendant la courte saison estivale.

Ce type de marchandises occupera une place moins importante à bord des navires cet été en raison notamment de la flambée du prix des matériaux de construction, qui a mis en veilleuse plusieurs projets de construction aux quatre coins du territoire.

En raison de la hausse du prix du bois d’œuvre, je ne m’attends pas à ce que nous recevions quoi que ce soit cette année, indique le maire de Whale Cove.

Étant depuis peu libre de glaces, cette collectivité de la baie d’Hudson verra apparaître au large son premier navire de ravitaillement le 15 juillet.

Une logistique complexe

L’approvisionnement maritime est crucial pour des communautés éloignées comme Grise Fiord, dans l’extrême nord du Nunavut, qui ne sont desservies que par un seul navire par été.

Dans des villages où nous allons seulement une seule fois, c’est sûr qu’il faut absolument donner le service. Alors c’est là que la garde côtière peut vraiment nous aider, affirme Suzanne Paquin, la présidente-directrice générale de l’entreprise de ravitaillement nordique NEAS.

Les équipages doivent conjuguer avec des conditions de navigation ardues et un climat parfois hostile. On ne sait jamais trop à quoi s’attendre, dit-elle. Mais en général, on y arrive! Leur travail dépend aussi d’une étroite collaboration avec la GCC, qui assure le déglaçage de secteurs inaccessibles.

Suzanne Paquin, souriante, devant des conteneurs à Bécancour.

La présidente-directrice générale de NEAS, Suzanne Paquin, au centre de service de cargaison à Bécancour, au Québec

Photo : Radio-Canada / Josée Ducharme

Lorsque des glaces empêchent un navire de ravitaillement de gagner une communauté, ce dernier doit se rendre à la suivante en attendant un brise-glaces de la GCC. On essaye de faire des chargements assez flexibles pour que, si jamais ça arrive, on soit capables de changer notre horaire, explique Suzanne Paquin.

Chaque jour, on revoit les listes des navires avec leurs destinations [et] les conditions de glaces, décrit la surintendante aux opérations de déglaçage de la GCC, Isabelle Pelchat.

On place nos brise-glaces de façon stratégique [...] pour pouvoir assister les navires [...] qui vont avoir besoin d’assistance, poursuit-elle.

La Garde côtière canadienne a récemment prêté main-forte à deux pétroliers près de Rankin Inlet et à un navire de ravitaillement près de Salluit, dans le nord du Nunavik.

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