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Le vélopartage fait son entrée à Québec

Les vélopartages entièrement électriques stationnés à la station Gare du Palais.

La Capitale-Nationale est maintenant dotée d’une flotte de vélos entièrement électriques dont le système d'utilisation est comparable à celui de Communauto.

Photo : Jean-François Blanchet

Ce sera maintenant possible de gravir les côtes de Québec à vélo sans trop transpirer. Dès vendredi 13 h, la capitale nationale sera dotée d’un service de vélopartage avec des bicyclettes entièrement électriques. Radio-Canada les a essayées.

Douze ans après la mise en fonction du Bixi à Montréal, c’est au tour de Québec de lancer son réseau de bicyclettes publiques. Dans la capitale, la totalité des vélos sera munie d’un système d’assistance électrique pour mieux répondre à la topographie de la ville, une première au Canada.

La journaliste Marie-Pier Mercier et le vidéaste Vincent Cantin ont essayé les vélos munis d’un système d’assistance électrique.

La journaliste Marie-Pier Mercier et le vidéaste Vincent Cantin ont essayé les vélos munis d’un système d’assistance électrique.

Photo : Jean-François Blanchet

Le service qui porte le nom àVélo s’ajoute à l'offre de transport en commun du RTC. Il sera disponible selon le calendrier du réseau de pistes cyclables, généralement de début mai à fin octobre.

L'assistance électrique nous permet d’élargir l’utilisation [du vélo] à un plus grand nombre de personnes. Des gens un peu moins en forme ou qui sont un peu plus âgés pourront bénéficier du service, explique Chantal Lemieux, cheffe de transformation opérationnelle au RTC.

Il s'agit également d’un bon moyen pour les personnes qui résident en basse-ville et qui travaillent en Haute-Ville de se rendre au bureau et de commencer leur journée au sec.

Nous avons tenté l’expérience. Le trajet de la station Gare du Palais à l’Hôtel de Ville a demandé moins de 10 minutes et très peu d'efforts.

Dans une côte, le niveau physique d’effort ressemble à une marche rapide!

Une citation de :Chantal Lemieux, cheffe de transformation opérationnelle au RTC
Marie-Pier Mercier grimpe une côte à vélo.

Banc d'essai d'àVélo, les bicyclettes à assistance électrique libre-service du RTC

Photo : Radio-Canada

Lorsque nous commençons à pédaler et qu’il y a une petite résistance, l'assistance électrique embarque.

Ça se fait de façon très progressive. En fait, on pense qu’on est juste très, très bon, dit Chantal Lemieux.

100 vélos, 10 stations

Le RTC adopte une stratégie de déploiement progressive. Cet été, 100 vélos seront répartis dans 10 stations aménagées.

Carte du centre-ville de Québec avec l'emplacement des 10 premières stations.

Carte de l'emplacement des premières stations du service de vélopartage àVélo.

Photo : RTC

Trois cents vélos et 30 stations seront ajoutés chaque année pour atteindre l’objectif de 100 stations et 1000 bicyclettes, en 2024.

L’an prochain, on va ajouter des stations dans le réseau qu’on vient de développer et on va élargir de plus en plus jusqu’à nos 100 stations, en suivant la densité de la ville, dit Chantal Lemieux.

On pourrait donc voir des stations apparaître, au cours des prochaines années, sur la rue Maguire, près des centres commerciaux du boulevard Laurier et à l’Université Laval, par exemple.

Le directeur général du RTC, Alain Mercier, affirme également que des stations seront intégrées aux pôles d'échange et aux principales stations du futur tramway.

Tarification

Un trajet unique coûte 6 $ pour 30 minutes; 25 cents s’ajoutent pour chaque minute supplémentaire.

Un abonnement mensuel revient à 35 $, mais il est réduit à 30 $, cette année. L’utilisation est illimitée lors des 30 premières minutes et 25 cents s’ajoutent chaque minute suivante. En comparaison, l'abonnement mensuel pour le Bixi à Montréal coûte 19 $.

Il s'agit d'un continuité au transport en commun. L’objectif du service est de faire des déplacements de courte durée. Ce n’est pas un système qui est mis en place pour prendre un vélo pour une journée. En général, les gens vont l’utiliser une quinzaine de minutes, affirme Chantal Lemieux.

Vous pouvez payer par carte de crédit à la borne ou sur l’application àVélo. Cette dernière vous permet notamment d’y associer votre carte Opus.

Cette année, par contre, il est impossible de jumeler un abonnement àVélo à un laissez-passer mensuel traditionnel du RTC.

En 2021, on se concentre sur le déploiement. On veut initier la population. On commence l'expansion l’an prochain et c’est là qu’on va commencer à intégrer des forfaits intégrés avec le réseau de transport en commun, explique Alain Mercier.

Une bicyclette À Vélo devant la Gare du Palais.

« On voulait quelque chose qui était simple et qui parle à la population. ÀVélo, c'est le bon mot », dit le directeur général du RTC, Alain Mercier.

Photo : Jean-François Blanchet

Les caractéristiques du vélo :

  • Vélo trois vitesses
  • 60 livres / 27 kg
  • Moteur électrique aux pédaliers d’une vitesse maximale de 32 km/h
  • Batterie d’une capacité de 70 km d’autonomie
  • Vélo fabriqué par l’entreprise québécoise Devinci
Jean-François Blanchet et Bruno Savard sur le plateau du Téléjournal Québec.

Fournisseur québécois

C’est l’entreprise québécoise PBSC Solution urbaine qui fournit les équipements et la technologie de gestion.

Après avoir implanté Bixi à Montréal en 2009, PBSC est déployée dans une quarantaine de villes dans le monde, dont Barcelone, Londres, Dubaï, Monaco et Saguenay.

Québec s’ajoute aux plus de 2300 villes qui ont déjà implanté un service de vélopartage dans le monde.

Le coût total du projet est évalué à 26,5 millions de dollars sur 10 ans .

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