•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Coiffer et habiller des poupées noires aux cheveux afros

Marie Rosette Mikulu est en train de prendre les mesures d'une poupée afin de lui faire un habit.

Marie Rosette Mikulu coiffe les cheveux des poupées et leur confectionne des habits.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

Lorsqu'elle était enfant, Marie Rosette Mikulu adorait jouer avec les poupées noires que son père lui achetait même si ces dernières n'étaient pas complètement à son image. Devenue mère, la Winnipégoise souhaite maintenant offrir aux petites filles des poupées qui leur ressemblent.

Marie Rosette Mikulu mesure une retaille de pagne.

Marie Rosette Mikulu confectionne des vêtements à partir de retailles de pagnes pour les poupées.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

Les poupées de ma jeunesse étaient noires, mais n’avaient pas de cheveux afros, elles avaient de longs cheveux bouclés, ce n’est pas l’image que j’avais de moi.

Une citation de :Marie Rosette Mikulu

C'est la naissance de sa fille qui a réveillé chez elle cet intérêt de voir de jeunes enfants jouer avec des poupées noires aux coupes afros, affirme Marie Rosette Mikulu, couturière amatrice et étudiante en création de mode à la Toronto Film School.

Je suis juste retournée à mon amour d’enfance, dit la femme originaire de la République démocratique du Congo.

Marie Rosette Mikulu ajuste, sur une poupée noire, une jupe en pagne.

Marie Rosette Mikulu souhaite éviter le gaspillage dans l'industrie de la mode.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

La jeune femme donne donc à chaque poupée une coiffure différente adaptée aux cheveux crépus. Elle fabrique également des habits aux couleurs vives à partir de retailles de pagnes provenant de la création de vêtements pour adultes.

Car depuis qu'elle étudie dans le domaine de la mode, Marie Rosette Mikulu s'est aperçue qu'il y avait beaucoup de gaspillage dans l'industrie du design.

La poupée Zola, vêtue et coiffée par Marie Rosette Mikulu.

L'habit et la coiffure de Zola ont été créés par Marie Rosette Mikulu.

Photo : Marie Rosette Mikulu

Je me sens mal depuis que je fais ça [naviguer dans l’industrie de la mode], mais j'aime ça aussi donc j'essaie d'être assez responsable quand je fais ça.

Réduire le gaspillage

Toutes les retailles des vêtements pour adultes qu'elle confectionne servent à la fabrication de vêtements pour enfants, poupées, et depuis le début de la pandémie, de masques.

La jeune femme, qui a lancé son entreprise en novembre 2020, compte se diriger vers le prêt-à-porter, mais a revu sa stratégie face à la pollution engendrée par l’industrie de la mode.

Marie Rosette Mikulu coupe un morceau de pagne, un tissu coloré qui servira à confectionner un habit de poupée.

Marie Rosette Mikulu utilise les retailles de pagnes pour créer les habits de poupées.

Photo : Radio-Canada / Denis Chamberland

Elle aimerait par exemple créer des collections de vêtements, mais sans inventaires, toujours selon les commandes, dit-elle.

Je ne veux pas me trouver avec tout plein de choses qui sont invendues et devoir les jeter. Ça me ferait de la peine.

C'est d'ailleurs l'une des raisons qui l'a incitée à ajouter une branche à son entreprise dans le « surcyclage ».

Un enfant porte un veston en denim sur lequel on a ajouté des morceaux de tissu de pagne, un processus que l’on appelle surcyclage.

Le "upcycling", ou le surcyclage en français, consiste à donner une nouvelle vie à des vêtements usagés.

Photo : Marie Rosette Mikulu

C'est le processus de prendre des vêtements qui existent déjà, comme les vestes en jeans, et d'y ajouter différents designs et ça a l'air tout nouveau.

Le pagne prêt-à-porter

Au cours de la prochaine année, Marie Rosette Mikulu aimerait être en mesure de développer le marché du prêt-à-porter en pagne, un marché qui, dit-elle, prend du temps à se développer.

Une dame, dans la rue, pose avec sa robe en pagne.

Vêtement en pagne de Marie Rosette Mikulu

Photo : Marie Rosette Mikulu

Mon but ultime est de pouvoir commencer à créer des robes de mariage avec la couleur typique et ajouter du pagne, et faire ce beau mélange-là.

Et dans quelques années, elle espère être en mesure de concevoir ses propres modèles de robes de mariées.

Portail de L'atelier culturel.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !