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Ottawa approuve la ligne verte à Calgary

Justin Trudeau et Naheed Nenshi dans une station de train léger.

Justin Trudeau et Naheed Nenshi ont annoncé ensemble, mercredi, que la construction de la ligne verte à Calgary commencerait bel et bien à l'automne.

Photo : Radio-Canada / Thomas Laberge

En visite à Calgary pour la première fois depuis 2019, le premier ministre canadien a confirmé que la construction de la nouvelle ligne de train léger (LRT) de la métropole commencera dès l’automne.

Justin Trudeau a renouvelé sa promesse d’investir 1,53 milliard de dollars dans le projet, qui, assure-t-il, créera des emplois en plus de réduire la pollution et les embouteillages à Calgary.

« L’économie et l’environnement peuvent réellement exister main dans la main », lance-t-il.

La ligne verte reliera les stations de Shepard, d’Eau Claire, de la 16e Avenue Nord.

Le projet avait été mis en veilleuse après que la province a émis des inquiétudes par rapport à sa viabilité économique.

Quelques minutes avant l’annonce, le gouvernement albertain a déclaré par communiqué qu’il lui a finalement donné son approbation. Il investira lui aussi 1,53 milliard de dollars dans le projet, dont le coût total est estimé à 5,5 milliards de dollars.

Rectificatif : Une version précédente indiquait qu'Ottawa et le gouvernement albertain investiraient chacun 1,53 million de dollars dans le projet. Il s'agit en fait de 1,53 milliard de dollars.

« Après beaucoup de délais [du côté] du gouvernement provincial que franchement je ne comprends pas, enfin, on peut commencer [la construction] », a lancé le maire de Calgary, Naheed Nenshi.

Rencontre avec Jason Kenney

Plus tôt mercredi, Justin Trudeau a aussi rencontré son homologue albertain, Jason Kenney.

C’est merveilleux d’avoir l’occasion de s’asseoir et de discuter avec Jason, a-t-il lancé d’emblée.

Il a ajouté qu’ils avaient été en communication tout au long de la pandémie et qu’il était heureux de voir que le Stampede aurait bientôt lieu.

Nous allons continuer d’être à vos côtés pour nous assurer que les gens sont en sécurité, et pour recréer les investissements et les occasions de bâtir une économie encore plus forte, a-t-il dit.

Jason Kenney a dit qu’il espérait discuter des moyens de ramener les employés de l’industrie touristique au travail, alors que les voyages à l’intérieur du pays commencent à reprendre.

Justin Trudeau a ensuite rencontré le maire de Calgary pour une courte séance photo.

Justin Trudeau avait commencé sa visite avec un arrêt dans une entreprise locale qui fabrique des portes et des moulures et qui a reçu de l’aide fédérale pendant la crise de la COVID-19. Une poignée de manifestants l’attendaient à l’entrée.

Justin Trudeau devant des planches de bois dans un entrepôt.

Justin Trudeau a commencé sa visite avec un arrêt dans un commerce de portes et moulures calgarien.

Photo : Radio-Canada

Une visite à saveur préélectorale

En entrevue avec la station RED FM de Calgary, mardi matin, Justin Trudeau a toutefois nié que sa visite avait quelque chose à voir avec les rumeurs d’élections fédérales qui s’intensifient depuis des semaines à Ottawa

Selon le politologue de l’Université de l’Alberta Frédéric Boily, il n’y a cependant aucun doute : On est dans un mode préélectoral.

Il croit que c’est une occasion, pour le premier ministre, de commencer à reconquérir le terrain perdu en Alberta lors des dernières élections.

C’est tout à fait possible, pour les libéraux, de gagner encore, même d’avoir une majorité, sans avoir de député gagnant en Alberta, sauf que, symboliquement, ça envoie un très mauvais message, souligne le politologue.

Frédéric Boily pense que cette visite pourrait donner de meilleurs résultats que les efforts déployés par Justin Trudeau en 2019.

Alors que les dossiers de Keystone XL et de la taxe carbone sont à peu près clos et que l’Alberta semble enfin voir une lueur au bout du tunnel pandémique, il est désormais plus difficile, pour les adversaires des libéraux, de susciter la grogne contre eux.

Aller à Calgary, aller à Edmonton, parler d’environnement et de transports en commun : ça peut toucher une corde sensible chez les électeurs urbains, conclut le politologue.

Interrogé à ce sujet en après-midi, Justin Trudeau a affirmé qu’il a bon espoir de faire des gains en Alberta.

Quand viendra, éventuellement, le temps des élections, on va être là pour présenter des voix fortes pour les communautés [des Albertains] pour que les gens puissent se faire entendre à Ottawa.

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