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Il est maintenant possible de « prédire pour prévenir » le diabète de type 2

Illustration montrant le corps d'une femme et les organes jouant un rôle dans la gestion de l'insuline.

Le diabète est une maladie chronique qui se manifeste lorsque le corps est incapable de produire suffisamment d'insuline ou de l'utiliser correctement.

Photo : iStock / 7activestudio

Radio-Canada

Plusieurs complications majeures liées au diabète de type 2 peuvent maintenant être prédites et prévenues grâce à des percées liées à la génomique et à l'intelligence artificielle, affirment des scientifiques québécois.

Les Drs Pavel Hamet et Johanne Tremblay du Centre de recherche du centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) ont mis au point un modèle de prédiction de risque en analysant les données cliniques et génétiques des participants provenant de 17 pays, explique l’institution dans un communiqué.

Repères

  • Plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent du diabète de type 2, dont 2 millions de Canadiens adultes. Ce chiffre devrait doubler dans les prochaines années en raison de l'augmentation de l'obésité.
  • Le diabète est une maladie chronique qui se manifeste lorsque le corps est incapable de produire suffisamment d'insuline ou de l'utiliser correctement. Le corps a besoin d'insuline pour transformer le sucre en énergie.
  • Il peut entraîner de graves complications et un décès prématuré.

Mieux prévenir

Le diabète augmente le risque de complications cardiovasculaires et rénales sérieuses ayant des conséquences majeures sur la qualité de vie des patients, entraînant une augmentation des coûts importante sur notre système de soins de santé, expliquent les chercheurs.

Dans leur étude, le duo de scientifiques et leurs collègues ont analysé près de 600 variants génétiques associés aux maladies cardiovasculaires et rénales chez plus d'un million d'individus.

Ce travail a permis de mettre au point le modèle de prédiction des risques.

Sur une période de cinq ans, 20 % des personnes sont décédées de complications cardiaques dans le groupe à risque génétique élevé, contre seulement 5 % dans le groupe à risque faible. Notre test génétique de prédiction de risque a aussi permis de repérer les personnes plus à risque de souffrir de néphropathie diabétique, explique dans le communiqué le Dr Pavel Hamet.

En outre, ces travaux ont montré qu’un traitement intensif, qui consiste en un contrôle serré de la pression artérielle et de la glycémie, était bénéfique surtout chez les sujets à risque élevé.

Notre test génétique de prédiction de risque, combiné avec le traitement intensif (appelé ADVANCE), permet ainsi de réduire le taux de mortalité cardiovasculaire de 47 % dans le groupe à haut risque. Le nouveau test (mis au point en collaboration avec la compagnie OPTITHERA) a été validé dans quatre cohortes indépendantes, ajoute la Dre Tremblay.

L'étude montre que le nouveau modèle de prédiction de risque polygénique permet de stratifier les patients avec le diabète de type 2 selon leur risque de complications et de cibler plus tôt ceux qui auront le plus grand bénéfice du contrôle intensif de la glycémie et de la pression artérielle, conclut le communiqué.

Le test prédictif sera bientôt disponible au Canada.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Diabetologia (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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