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Surveillance du mercure autour d'une mine de diamants : De Beers plaide coupable

Des routes de gravier serpentent autour des parois de calcaire du puits de la mine de diamants.

Le puits principal de la mine Victor, près d'Attawapiskat, dans le Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jean-Loup Doudard

Radio-Canada

De Beers Canada Inc. a plaidé coupable à un chef d'accusation pour avoir omis de fournir en 2014 des données de surveillance du mercure relatives à l'exploitation de la mine Victor, située en amont de la Première Nation d'Attawapiskat.

Cette réponse à l’accusation a été prononcée la semaine dernière devant la Cour de justice de l'Ontario à Timmins.

Dans une déclaration envoyée par courriel à CBC News, De Beers note qu'elle n'a jamais été accusée d'avoir omis de prélever des échantillons ou d'avoir pollué l'environnement.

L'entreprise explique que sa réponse à l’accusation est liée aux résultats de sa station de surveillance G2, qui n’ont pas été inclus dans son rapport annuel de 2014.

Bien que De Beers affirme que cela n'aurait pas changé le résultat de l'analyse de surveillance, l'entreprise reconnaît que cette information aurait dû être rapportée conformément aux exigences provinciales.

 Tous les résultats d'échantillonnage pour le mercure ont été conformes au certificat d'approbation de la mine, et tous les rapports annuels de surveillance du mercure pour la mine Victor sont accessibles au public sur le site Web de De Beers Canada , indique le communiqué.

La minière ajoute que le programme de surveillance du mercure de la mine Victor est plus rigoureux que celui de toute autre mine en Ontario.

De Beers explique que le mercure n'a jamais été utilisé dans le cadre des activités de la mine à ciel ouvert, ajoutant qu'il est présent naturellement dans les basses terres de la baie James.

La mine Victor a cessé ses activités en 2019, mais le permis provincial de l'entreprise exige qu'elle continue à surveiller le mercure.

De Beers a accepté d'afficher publiquement sur son site Web tous les rapports annuels de surveillance du mercure.

La société a également accepté de payer une amende de 100 dollars et de faire un don de 50 000 dollars à un organisme charitaire.

Une  poursuite nécessaire 

La réponse à l’accusation par De Beers est la conclusion d'une poursuite privée qui a été lancée par le groupe environnemental Ecojustice en décembre 2015.

La poursuite a été menée en partenariat avec l'ancien procureur David Wright et était basée sur des informations recueillies par l’organisme Wildlands League.

Ils disent avoir montré que De Beers a omis de déclarer les niveaux de mercure et de méthylmercure dans le système d'eau autour de la mine, pendant sept ans.

Des niveaux élevés dans un cours d'eau peuvent être dangereux pour la santé humaine, ainsi que pour la vie aquatique.

Ecojustice affirme que ses preuves montrent que le projet a pompé l'eau de la mine à ciel ouvert dans le ruisseau Granny, qui se jette dans le fleuve Attawapiskat.

Le chef de la Première Nation d'Attawapiskat Ignace Gull est en face d'une rivière

L'ancien chef de la Première Nation d'Attawapiskat Ignace Gull près du fleuve Attawapiskat, qui borde sa communauté.

Photo : Radio-Canada / Nic Meloney/CBC News

Cela aurait entraîné des niveaux élevés de mercure dans l'eau et dans les populations de poissons.

 Cette poursuite privée était nécessaire parce que la confiance de l'Ontario dans l'autodéclaration des sociétés minières ne fonctionne pas , a déclaré Zachary Biech, avocat d'Ecojustice.

 Trop souvent, cela donne aux sociétés minières la possibilité de polluer en toute impunité, comme ce fut le cas de De Beers à sa mine Victor , conclut-il.

Avec les informations de CBC

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