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La nomination de Mary Simon, une étape vers la réconciliation avec les Autochtones

Mary Simon face à un micro, devant deux drapeaux canadiens.

Mary Simon a prononcé les premiers mots de son allocution en inuktitut lors de l'annonce de sa nomination à titre de gouverneure générale du Canada, au Musée canadien de l'histoire à Gatineau, le 6 juillet 2021.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

L’annonce de la nomination de Mary Simon qui devient la prochaine gouverneure générale du Canada est un pas de plus pour la réconciliation avec les peuples autochtones, selon plusieurs intervenants.

Le chef du Conseil tribal de Saskatoon, Mark Arcand, affirme que cette nomination est une occasion en or de corriger les torts infligés aux Autochtones dans le passé.

Même son de cloche de la part de l’ancien chef du protocole de la Saskatchewan, Michael Jackson, qui voit dans cette nomination un vent de changement.

Je pense que la nomination d'une personne autochtone indique bien le sens dans lequel le Canada évolue, a-t-il affirmé.

M. Jackson ajoute que le choix du premier ministre fédéral est un plus pour la réconciliation avec les peuples autochtones au pays.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a félicité Mme Simon pour ses nouvelles fonctions.

Il a déjà hâte à une première visite dans la province.

Le fait français

Mary Simon parle l'inuktitut et l'anglais, mais pas le français, l'une des deux langues officielles du pays.

Le président de l’Assemblée communautaire fransaskoise, Denis Simard, reconnait que sa nomination représente un moment historique, mais il espère que la 30e gouverneure générale pourra s’exprimer dans les deux langues officielles du Canada.

Je demeure très reconnaissant à ce fait-là. Je ne veux surtout pas qu'on crée un précédent où il n'est pas obligatoire de parler français, a déclaré Denis Simard.

Mary Simon, une Inuk de 73 ans originaire du Nunavik, dans le nord du Québec, s’est engagée à apprendre la langue de Molière au cours de son mandat.

Un choix stratégique pour Trudeau

Le choix de Mary Simon comme gouverneure générale est stratégique pour la réconciliation, surtout avec une élection fédérale qui se dessine, a noté le professeur de l'École nationale d'administration publique, Jean-François Savard.

L’expert ajoute que certains groupes autochtones pourraient être critiques sur cette nomination.

Il se peut que certains voient cette nomination d'un mauvais œil en disant que ce n'est pas un Autochtone qui doit assumer les tâches et les fonctions d'un État qui n'est pas le nôtre, a-t-il soutenu.

Professeure à l'Université d'Ottawa, Karine Vanthuyne rappelle que le rôle de la gouverneure générale est surtout symbolique, car elle n'a pas de véritable pouvoir décisionnel.

Cela dit, le message envoyé par le gouvernement Trudeau est clair.

Aussi symbolique que ça soit, nommer une Autochtone, c’est reconnaître les Premières Nations comme des citoyens à part entière au pays, a-t-elle ajouté.

La nomination de Mary Simon a déjà été approuvée par la reine Élisabeth II, cheffe d'État du Canada, a fait savoir Justin Trudeau.

Avec les informations de Gregory Wilson

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