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Les élections débutent sur fond de débat à l’Assemblée des Premières Nations

Les silhouettes de personnes marchant main dans la main.

Des Premières Nations craignent que le taux de participation soit trop faible pour que l'issue du vote soit crédible.

Photo : Darryl Dyck/CP

Les membres de l’Assemblée des Premières Nations (APN) décident mercredi qui des sept candidats en lice succédera au chef sortant Perry Bellegarde. La tenue d'élections en pleine pandémie suscite toutefois des débats.

Au cours des derniers mois, plusieurs communautés ont remis en question la tenue d'un vote par Internet ou par téléphone cet été. Ces inquiétudes ont été abordées mardi, au premier jour de l’assemblée générale virtuelle de l’Assemblée des Premières Nations.

Après de longues discussions, une motion proposant de repousser les élections d'un nouveau chef à une date ultérieure a été battue à 62 %.

Nous sommes ici, avec seulement une toute petite portion des délégués des Premières Nations qui pourraient être présentes, a déclaré avec regret Khelsilem, porte-parole pour la Première Nation Squamish, lors de l'échange.

Il a montré du doigt les défis d’accès à internet haute vitesse pour les communautés éloignées, qui préviennent certaines d’entre elles de participer à l’assemblée générale de l’Assemblée des Premières Nations, selon lui.

Khelsilem s'est aussi inquiété, comme d'autres Premières Nations de l'ouest du pays, de l'impact des feux de forêt en Colombie-Britannique sur les élections. Certaines communautés ont affirmé ne pas avoir eu le temps de se préparer à la rencontre pour cette raison.

« Tenir cette élection sans un taux de participation significatif partout au pays est non seulement nuisible à l’Assemblée des Premières Nations, mais aussi pour tous les enjeux qui sont chers à ses communautés membres. »

— Une citation de  Khelsilem, porte-parole pour la Première Nation de Squamish
Portrait du représentant de la Première Nation de Squamish.

Le représentant de la Première Nation Squamish a demandé aux autres communautés d'appuyer le report des élections.

Photo : CBC/Angela Sterritt

Radio-Canada n’a pas pu confirmer le taux de participation lors de la première journée de l'assemblée générale de l’Assemblée des Premières Nations malgré des requêtes auprès des organisateurs.

Le groupe politique représente 643 Premières Nations d'un bout à l'autre du pays.

« Nous avons besoin d'un leader »

Une majorité de Premières Nations présentes mardi ont réitéré leur appui aux élections de l'AFN.

On est en pleine crise. Nous avons besoin d’un leader, a fait valoir le chef de la Première Nation Mi'kmaq d’Eskasoni, Leroy Denny, en assemblée générale. Il faisait notamment référence aux conflits liés aux droits de pêche en Nouvelle-Écosse.

« Il y a trop de problèmes à régler. Et beaucoup de travail a été fait pour organiser cette élection. »

— Une citation de  Leroy Denny, chef de la Première Nation Mi'kmaq d’Eskasoni
Le chef de la Première Nation d'Eskasoni, Leroy Denny.

Le chef Leroy Denny estime que des élections sont nécessaires.

Photo : CBC/Tom Ayers

Ce point de vue est partagé par Marcel Head, chef de la Première Nation crie de Shoal Lake, en Saskatchewan.

Il a rappelé que les communautés de sa région font face à plusieurs défis à la suite de la découverte de centaines de lieux de sépulture anonymes d'enfants sur le site de l'ancien pensionnat pour Autochtones de Marieval.

Dans des périodes difficiles comme celles-ci, il faut continuer d’avancer , a-t-il déclaré.

Le nouveau chef ou la nouvelle cheffe de l’Assemblée des Premières Nations devrait être connu mercredi en fin d'après-midi. Les élections pourraient toutefois se poursuivre jeudi si plus d’un tour de scrutin est nécessaire.

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