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Racisme : le Musée royal de la Colombie-Britannique présente ses excuses

Les murs extérieurs du Musée royal de la Colombie-Britannique, à Victoria.

Le conseil d'administration reconnaît l'histoire coloniale du Musée royal de la Colombie-Britannique et s’excuse pour la façon dont il a traité ses employés et ses clients.

Photo : Radio-Canada / Mike McArthur

François Macone

La direction du Musée royal de la Colombie-Britannique a présenté des excuses publiques à Victoria pour la culture raciste qui régnait sur son lieu de travail. Elle s'est engagée à revoir ses pratiques internes et à mieux reconnaître l’histoire des communautés autochtones.

Après plusieurs mois d'enquête, deux rapports indépendants évoquent la récurrence de comportements discriminatoires à l'encontre des employés du Musée royal de la Colombie-Britannique issus de minorités.

Leurs conclusions ont également révélé que les expositions promeuvent et renforcent l'histoire coloniale et que certaines d’entre elles sont obsolètes, parfois même offensantes.

Toujours selon les conclusions des rapports, l'histoire de nombreuses communautés y est absente ou sous-représentée.

Selon le président du conseil d'administration du Musée, Daniel Muzyka, l’établissement n'avait pas répondu de manière appropriée aux plaintes d'anciens employés concernant la discrimination, le racisme et les microagressions.

Nous ne sommes pas le musée que nous voulions être, et pas le musée que nous devrions être.

Une citation de :Daniel Muzyka, président du C. A. du Musée royal de la Colombie-Britannique

Les comportements et les conditions qui ont favorisé certains de ces actes n'ont pas été gérés efficacement par les personnes occupant des postes à responsabilité , a précisé M. Muzyka.

En juillet 2020, Lucy Bell, membre de la Première Nation Haïda et responsable du département autochtone et du programme de rapatriement du Musée, avait présenté sa démission, invoquant la discrimination et le privilège blanc au sein de l'organisation.

Précédemment, le conservateur de la collection autochtone du Musée, Troy Sebastian, avait démissionné, soit en février, qualifiant le MÙusée d'endroit malsain. Selon lui, la galerie permanente du Musée représentait toujours les peuples autochtones comme arriérés et au bord de l’extinction .

Ces accusations avaient conduit à la démission du directeur général de l'établissement, Jack Lohman, le 12 juillet 2020, et à l'ouverture d’une enquête indépendante menée par l’Agence de service public de la Colombie-Britannique.

Mardi, M. Muzyka a présenté ses excuses au nom de l'établissement : Je présente mes excuses pour la façon dont le Musée a traité Lucy Bell, et les nombreuses personnes de notre personnel, ainsi que les communautés et les nations à qui nous offrons nos services. Je suis vraiment désolé de la façon dont elles ont été traitées.

Reconnaître le passé pour un avenir meilleur

Au-delà des excuses, la direction du Musée a promis des changements visant à améliorer la diversité et l'inclusion, mais aussi la restructuration des processus de son conseil d'administration et de son leadership interne.

Plusieurs nouvelles embauches sont prévues, notamment un vice-président des partenariats autochtones, ainsi que de nouveaux employés autochtones dans les unités de rapatriement, des collections et des archives.

L'engagement avec les communautés autochtones de la Colombie-Britannique sera renforcé par le biais de plusieurs programmes de formation.

Depuis sa création, en 1886, le Musée a été une organisation coloniale qui a insuffisamment présenté toute l'histoire des peuples de la Colombie-Britannique.

Une citation de :Daniel Muzyka, président du C. A. du Musée royal de la Colombie-Britannique

La modernisation, avec le soutien du gouvernement provincial, des intervenants communautaires et de notre clientèle, nous aidera à apporter les changements nécessaires qui nous façonneront à l'avenir, a-t-il conclu.

Avec les informations de CHEKnews

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