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Une épicerie en vrac mobile bientôt dans la MRC de Maskinongé

Amélie Poirier-Aubry dans un camion sur lequel on peut lire : Vroom Vrac, épicerie mobile.

Le reportage de Pascale Langlois

Photo : Radio-Canada / Pascale Langlois

Radio-Canada

Les solutions se multiplient en Mauricie pour pallier les difficultés d’avoir des épiceries dans tous les villages. Bientôt, la MRC de Maskinongé accueillera une épicerie en vrac mobile. Vroum Vrac devrait entrer en service d’ici la fin du mois de juillet.

Outre l'aspect écologique, la propriétaire souhaite participer à la sécurité alimentaire de sa région, même si elle ne pourra pas offrir de produits frais.

J'habite à Saint-Élie-de-Caxton. Oui, on a deux dépanneurs-épicerie qui offrent quand même une bonne offre alimentaire, mais en vrac, non, bio, non, et des produits plus nichés, plus spécialisés, non plus, explique Amélie Poirier-Aubry. Elle cite en exemple les produits d’alimentation végétale.

À Saint-Barnabé, où plusieurs commerces ont fermé ces derniers mois, c'est une future résidente qui a réclamé la présence de Vroum Vrac au village. C'est comme le centre de la MRC, un endroit où les gens passent beaucoup, du nord au sud, d'est en ouest, précise Geneviève Richard.

Je pense que l'offre mobile d'Amélie est vraiment intéressante parce que ça va lui permettre d'offrir à plusieurs endroits où il y a des déserts alimentaires dans la MRC un accès et ça va promouvoir aussi ce genre de produit là, plus écoresponsable ajoute-t-elle en pensant entre autres à sa voisine âgée pour qui il est difficile de se déplacer.

Amélie Poirier-Aubry dans son camion où l'on voit des pots vides pour faire de la vente en vrac.

La propriétaire de Vroom Vrac, Amélie Poirier-Aubry, devrait prendre la route d’ici la fin du mois de juillet.

Photo : Radio-Canada

Le nouveau service est très attendu par la population. La campagne de sociofinancement pour Vroum Vrac a dépassé l'objectif prévu. J'ai ramassé 14 000 $. J'étais vraiment très très choyée. Et me voilà, je suis juste à l'aube de démarrer tout ça, raconte Amélie Poirier-Aubry en souriant.

Il ne reste plus qu’à remplir les silos avant de prendre la route. L’épicerie mobile fera des arrêts cet été à Saint-Barnabé, Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Élie-de-Caxton et Charette. Pendant l’hiver, les clients pourront passer leur commande en ligne pour continuer de recevoir leurs aliments à leur porte.

Le rêve d’une mairesse

C'est le genre de solution mobile pour laquelle milite la mairesse de Fortierville depuis longtemps. Je rêve de ça depuis plusieurs années. Panier local [Nicolet-Bécancour] a un peu développé ce principe-là. J’ai toujours dit qu'au lieu d'emmener les gens à l'épicerie, on est mieux d'emmener l'épicerie aux gens, affirme Julie Pressé en rappelant les anciens systèmes de livraison de pain et de lait.

Elle qui n’aime pas le terme de désert alimentaire préfère parler d’opportunités et de solutions. Il y a toujours mille et une façons de s’alimenter. Que ce soit par la recherche de connaissances, le partage de connaissances, ajoute-t-elle. La mairesse mentionne entre autres les techniques de conservation pour parvenir à avoir des provisions toute l’année.

Julie Pressé estime qu’il est du devoir de toutes les instances, autant les villes que le CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec et les entrepreneurs, d’être conscient de l’enjeu de l’approvisionnement alimentaire et de trouver des solutions pour chaque secteur.

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