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Le variant Delta domine désormais aux États-Unis, selon les CDC

Le variant Delta dans sa mire, Biden redouble d'efforts pour stimuler la vaccination.

Un Américain, qui porte un masque, subit un test de dépistage de la COVID-19.

Comme le craignaient les experts, le variant Delta est devenu le variant dominant.

Photo : Reuters / Brendan McDermid

Le variant Delta, dont la contagiosité surpasse celle des autres variants de la COVID-19, est désormais le variant dominant aux États-Unis, selon les projections des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) publiées mardi.

Selon les données préliminaires des CDC, le variant Delta représente désormais 51,7 % des nouveaux cas de coronavirus au pays, devant le variant Alpha, descendu à 28,7 %.

Ces chiffres sont basés sur des projections pour une période de deux semaines finissant le 3 juillet et sont susceptibles d'être revus.

Comme le craignaient les autorités sanitaires américaines, le variant Delta a connu une hausse fulgurante : pour la période précédente de deux semaines, il représentait 30,4 % des cas, derrière le variant Alpha, alors à 44,2 %.

Juste avant, il dépassait à peine 10 % du nombre total de cas.

Il y a moins de trois semaines, la directrice des CDC, Rochelle Walensky, disait croire qu'il deviendrait probablement la souche dominante aux États-Unis d'ici les deux prochains mois, mais il a devancé les pronostics.

Depuis plusieurs semaines, les experts en santé publique s'inquiètent particulièrement de la propagation de ce variant au sein de la population non vaccinée, notamment dans le sud du pays.

Après avoir décliné de façon marquée pendant deux mois, le nombre de cas de coronavirus aux États-Unis a atteint un plateau dans les dernières semaines, en raison de pics d'infections dans les zones les moins vaccinées du pays, par exemple dans des États comme le Missouri et l'Arkansas.

Biden intensifie les efforts de vaccination

Joe Biden, debout, derrière un lutrin et un micro, et devant une affiche disant « Nous pouvons le faire »; on le voit aussi dans un écran de télévision à sa gauche.

Le président Joe Biden a fait le point sur la vaccination au cours d'une conférence de presse à la Maison-Blanche.

Photo : Reuters / EVELYN HOCKSTEIN

Quelques heures avant l'annonce des CDC, Joe Biden a présenté de nouvelles mesures pour augmenter le taux de vaccination, en soulignant les risques posés par le variant Delta qui, a-t-il indiqué, est plus facilement transmissible et potentiellement plus dangereux.

Le président américain a une fois de plus insisté sur l'importance de la vaccination alors que plusieurs États sont aux prises avec une forte recrudescence du nombre de cas.

Au cours d'une brève conférence de presse donnée à la Maison-Blanche, Joe Biden a indiqué que son administration entendait accroître la disponibilité des vaccins dans les cabinets médicaux et sur les lieux de travail.

En vue de la rentrée scolaire dans quelques semaines, la Maison-Blanche vise aussi l'augmentation du taux de vaccination des adolescents âgés de 12 à 18 ans par les pédiatres et autres prestataires de soins.

Sa stratégie inclut l'extension des unités mobiles de vaccination dans des lieux de rassemblements religieux ou sportifs, et la sensibilisation des Américains non vaccinés par une campagne de porte-à-porte.

Mon administration fait tout ce qui est en son pouvoir pour apporter une réponse pangouvernementale [...] afin de vaincre la pandémie, a affirmé le président américain. Nous avons besoin que chacun fournisse sa part d'efforts.

Selon les chiffres publiés lundi par les CDC, 67,1 % des Américains de plus de 18 ans ont reçu au moins une dose d'un vaccin contre la COVID-19.

Joe Biden espérait que cette proportion aurait grimpé à 70 % chez les adultes le 4 juillet, date symbolique de la fête de l'Indépendance.

La vaccination a cependant ralenti dans les derniers mois, malgré une campagne de vaccination de proximité, puis une stratégie tous azimuts pour reprendre de la vitesse.

Selon le New York Times, les prestataires de vaccination administraient en moyenne, en date de vendredi, quelque 1,1 million de doses par jour, soit une baisse d'environ 68 % par rapport au pic de 3,4 millions atteint à la mi-avril.

Les millions d'Américains qui ne sont pas vaccinés sont vulnérables au coronavirus, a prévenu Joe Biden. Leurs communautés sont à risque, leurs amis sont à risque, les personnes qu'ils aiment sont à risque, a-t-il martelé, appelant à nouveau les Américains qui ne l'avaient pas déjà fait à recevoir l'un des trois vaccins disponibles au pays.

Cela n'a jamais été aussi important. Faites-le maintenant pour vous et pour les personnes qui vous sont chères, pour votre quartier, pour votre pays. Cela peut paraître banal, mais c'est un acte patriotique.

Une citation de :Joe Biden, président des États-Unis

Une cible atteinte avec quelques jours de retard

Le président américain a toutefois indiqué que 160 millions d'adultes américains, soit près de 63 % de cette tranche de la population, seraient pleinement vaccinés d'ici la fin de la semaine.

Comme je l'ai dit dans mon discours à la nation lors de la fête de l'Indépendance, nous sommes plus près que jamais de déclarer notre indépendance vis-à-vis de ce virus mortel, a-t-il déclaré, deux jours après avoir « célébré le retour de l'Amérique ».

À l'heure actuelle, 58,2 % des Américains de plus de 18 ans sont complètement vaccinés.

La disposition à l'égard du vaccin dépend largement de l'appartenance politique. Selon un sondage récent mené pour le Washington Post et ABC News, 86 % des démocrates disent avoir reçu au moins une dose de vaccin, comparativement à seulement 45 % des républicains.

Près d'une vingtaine d'États affichant les taux les plus élevés de vaccination ont tous voté pour Joe Biden à la présidentielle de novembre 2020.

En contrepartie, une quinzaine d'États parmi les plus réfractaires à la vaccination ont voté pour Donald Trump.

En outre, 47 % des républicains se disent peu enclins à recevoir le vaccin, contre 6 % des démocrates.

Avec les informations de CNBC, et New York Times

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