•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les niveaux d’eau demeurent bas dans la région

La rivière des Outaouais, vue de la rive.

Du 1er avril au 15 juin 2021, entre 80 et 125 mm de pluie de moins que la normale sont tombés sur le bassin versant de la rivière des Outaouais. C'est 50 % de moins que la normale (archives).

Photo : Radio-Canada / Simon Lasalle

Les plaisanciers et amateurs de pêche l'ont sans doute remarqué : les niveaux d'eau continuent d'être bas dans la région d'Ottawa. Hydro-Québec rappelle d'ailleurs à la population les dangers liés à la situation actuelle pour les plaisanciers.

Selon le porte-parole, Francis Labbé, pour monsieur et madame Tout-le-Monde, les répercussions sont minimes, outre le fait que la pelouse risque d’être plus jaune en raison des faibles précipitations.

Pour les gens qui utilisent les plans d’eau que l’on retrouve dans le sud de l’Abitibi et dans le nord de l’Outaouais, on voit que les récifs ou certains objets sont plus apparents ou sont plus près de la surface. Donc, il faudra être vigilant, soutient M. Labbé.

On a une situation où on a des niveaux qui sont dans les moyennes basses, mais il n’y a rien d'exceptionnel ou on n’est pas dans des records absolus. Cependant, il faut quand même être vigilant, surtout si on utilise les plans d’eau en tant que plaisanciers, ajoute-t-il.

Capture d'écran lors d'une entrevue sur Zoom, l'homme porte un micro-casque.

Selon le porte-parole d'Hydro-Québec, Francis Labbé, la situation n'a aucun impact sur la production d'électricité.

Photo : Radio-Canada

Selon Hydro-Québec, le printemps 2021 est le plus sec enregistré depuis les années 1950, soit depuis qu'on effectue la comptabilisation des données.

Le Comité de régularisation de la rivière des Outaouais faisait le même constat à la fin juin. Du 1er avril au 15 juin 2021, entre 80 et 125 mm de pluie de moins que la normale sont tombés sur le bassin versant, soit environ 50 % de moins que d’habitude, écrivait l'organisme dans son rapport.

Ces faibles niveaux ne sont pas sans précédent et sont semblables aux conditions en rivière vécues en 2010, peut-on lire. Au cours des 30 dernières années, des niveaux inférieurs aux niveaux observés actuellement se sont produits à plusieurs reprises.

La situation n'a cependant aucun impact sur la production d'électricité, puisqu’on observe des niveaux habituels dans les grands réservoirs du nord du Québec.

Alerte de niveau 1 dans l’Est de l'Ontario

De son côté, l'équipe d'intervention en cas de bas niveau d'eau de la Conservation de la Nation Sud (CNS) maintient l'avis de sécheresse au niveau 1 pour l'ensemble de son bassin versant dans l'Est de l'Ontario.

En raison d'un printemps plus sec que d'habitude et du manque de précipitations, les conditions dans le bassin versant de la rivière Nation Sud atteignent le seuil établi pour que soit déclaré le niveau 1 dans le cadre du Programme d'intervention en matière de ressources en eau de l'Ontario, écrit la CNS par voie de communiqué.

Des bateaux près d'une rampe de mise à l'eau.

Des plaisanciers se tiennent sur une rampe de mise à l'eau à la marina Kitchissipi à Gatineau, au Québec, en mai 2021. Le mois de mai a été l'un des plus secs jamais enregistrés pour la région (archives).

Photo : Radio-Canada

Ici aussi, le manque de précipitations est en cause. Les données de la CNS indiquent que les précipitations des trois derniers mois ont été de 80 % inférieures à la normale.

Lorsque le niveau 1 est atteint, la CNS demande aux résidents et aux entreprises de réduire leur consommation d'eau de 10 % afin d'atténuer les répercussions du bas niveau d'eau, écrit l’organisme.

Le niveau 1 du programme d’intervention est le plus bas de l’échelle. Cela signifie qu’il y a un risque de problème d’approvisionnement en eau. Le niveau 2 indique que des problèmes mineurs peuvent survenir, et le niveau 3, que l’approvisionnement en eau ne peut satisfaire à la demande.

Pas d'averses à l'horizon

Dans la semaine prochaine, il va y avoir des précipitations, mais rien de significatif, ajoute de son côté Francis Labbé.

Il faut s'attendre à avoir un été où les cours d'eau en général au Québec seront en deçà de la normale. On dépend de la pluie, même si on en a eu un peu dernièrement. C'est une année où les précipitations ne sont pas au rendez-vous, du moins jusqu’à présent, conclut-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !