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Qui est Mary Simon, la nouvelle gouverneure générale?

Gros plan de Mary Simon qui regarde Justin Trudeau.

Mary Simon se tourne vers le premier ministre Justin Trudeau lors d'une annonce au Musée canadien de l'histoire à Gatineau, au Québec, le mardi 6 juillet 2021. Mme Simon a été nommée gouverneure générale du Canada, la première personne autochtone à assumer ce rôle.

Photo : Radio-Canada / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

La nouvelle gouverneure générale du Canada est peu connue du grand public dans le sud du pays, mais dans le nord, c'est un pilier de la communauté inuit. Voici un aperçu de sa carrière.

Née à Kangiqsualujjuaq, (Québec), d’une mère inuk et d’un père anglais, commerçant de fourrures pour La Baie d’Hudson, Mary Simon est une ancienne animatrice de radio inuit, qui a représenté son peuple dans diverses instances depuis plusieurs décennies.

Ma grand-mère, Jeannie, et ma mère, Nancy, ont été des enseignantes et mentores, et l’influence qu’elles ont eue sur moi se perpétue aujourd’hui, a déclaré lors de son discours Mary Simon, dont le nom inuit est Ningiukudluk.

Je crois fermement que si nous acceptons notre humanité commune et les responsabilités que nous avons les uns envers les autres, les plus beaux jours du Canada sont encore à venir.

Une citation de :Mary Simon, 30e gouverneure générale du Canada

Après avoir présidé le Conseil circumpolaire inuit de 1986 à 1992, elle a notamment été ambassadrice du Canada au Danemark au tournant des années 2000, en plus de représenter le pays au Conseil de l’Arctique de 1994 à 2003.

Auparavant, de 1978 à 1985, elle a aussi occupé le poste de vice-présidente puis présidente de la Société Makivik, qui gère le développement économique et social dans le Grand Nord québécois, en plus de travailler actuellement à créer un gouvernement autonome (Nouvelle fenêtre).

Une femme et deux hommes sont assis à une table lors d'une conférence.

Mary Simon et des représentants des quatorze communautés du Nunavik, en 2019, après la signature d'une résolution sur l’autodétermination.

Photo : Société Makivik (gracieuseté)

Pendant plus de 40 ans, Mme Simon a occupé des postes de haute direction, indique la biographie que l’on retrouve sur le site du gouvernement du Canada qui vante son rôle dans la promotion des droits essentiels (droits de la personne, droits sociaux et économiques) des Inuit du Canada à l'échelle régionale, nationale et internationale.

En tant que présidente de l’Inuit Tapiriit Kanatami, de 2006 à 2012, elle a représenté les Inuit dans les pourparlers avec le gouvernement du Canada.

Une militante maintes fois décorée

Au cours des dernières années, Mme Simon, qui habite Kuujjuaq, a aussi dirigé la mise en œuvre des dix recommandations contenues dans Les premiers Canadiens, Canadiens d'abord, une stratégie nationale sur la scolarisation des Inuit. Pour cela, elle a travaillé en étroite collaboration avec les conseils scolaires de l'Inuit Nunangat.

Signe de ses implications multiples, elle a été présidente de la Fondation pour les enfants et les jeunes de l'Arctique et, jusqu'en 2014, Mary Simon était présidente du Comité national sur l'éducation des Inuit.

À toutes les jeunes filles qui m’écoutent, sachez que nous avons davantage besoin de vos voix et de vos points de vue dans des postes de direction à travers le pays. J’espère que ma nomination vous permettra de croire avec encore plus de conviction que tout est possible.

Une citation de :Mary Simon, gouverneure générale du Canada

La 30e gouverneure générale a aussi œuvré en tant que témoin honoraire pour la Commission de vérité et réconciliation, qui a permis entre 2009 et 2015 d’entendre des milliers de témoignages de survivants des pensionnats autochtones afin d’éclairer cette page sombre de l’histoire canadienne.

Mme Simon est en outre officière de l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec et a reçu l’Ordre d’or du Groenland. Elle a aussi reçu onze doctorats honorifiques des principales universités canadiennes.

Elle a aussi été intronisée au Temple de la renommée du Forum international des femmes aux côtés d'illustres représentantes comme Ella Fitzgerald, Condoleezza Rice ou Rosa Parks et Louise Arbour.

Apprendre le français

Mme Simon parle l'inuktitut et l'anglais, mais pas le français, l'une des deux langues officielles du pays. En conférence de presse, elle s'est contentée de lire quelques mots de français.

Elle a expliqué qu'ayant fréquenté une école fédérale du Nord du Québec, elle a été privée de l'occasion d'apprendre la langue de Molière, mais s'est engagée fermement à le faire.

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