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81 000 $ en dommages et intérêts versés à la famille de Samwel Uko

Un homme souriant, marchant de nuit avec des équipements de football et un sac de sport à l'épaule.

Samwel est arrivé au Canada avec sa famille en tant que réfugié en 2005. Il a joué pendant une saison avec les Huskies de l’Université de la Saskatchewan à Saskatoon avant de déménager en Colombie-Britannique. Lors de son passage à l’hôpital, il a enregistré une vidéo de lui-même disant qu’il avait besoin d’aide.

Photo : Facebook / Remembering Samwel Uko

Radio-Canada

Dans un document juridique, l’Autorité de la santé de la Saskatchewan (SHA) affirme qu’elle n’a pas fait de suivi auprès du jeune Samwel Uko et qu’elle a versé 81 000 $ en dommages-intérêts à sa famille.

Samwel Uko, qui a joué pendant une saison avec les Huskies de l’Université de la Saskatchewan, à Saskatoon, avait été retrouvé mort peu après qu'on lui eut refusé l'accès dans une salle d’urgence de Regina. 

En visite à Regina

Originaire d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, l'homme de 20 ans était en visite chez sa tante à Regina. Il est mort le 21 mai 2020. Son corps avait été retrouvé dans le lac Wascana.

Ce jour-là, Samwel Uko, aux prises avec des problèmes de santé mentale, avait demandé de l’aide à deux reprises à l’Hôpital général de Regina. Une vidéo de sécurité de la deuxième visite de Samwel à l’hôpital montre qu’il a été conduit à l'extérieur de force en criant : Non, j’ai des problèmes psychologiques!

En juillet 2020, la SHA a présenté ses excuses à la famille en disant qu’elle n’avait pas fourni au jeune homme l’aide dont il avait besoin. La famille a alors intenté une poursuite civile contre cette dernière.

La SHA reconnaît son erreur

Dans une déclaration de la défense, déposée en son nom en mars, la SHA admet qu'elle n'a pas respecté les normes de soins ni fourni le suivi et l’évaluation nécessaires .

Toujours dans ce document, l’autorité de la santé assure que la discrimination n’a pas joué de rôle dans le traitement de Samwel Uko à l’hôpital.

Il a été difficile de déterminer l’identité de M. Uko, ce qui a contribué au fait que M. Uko n’a pas pu obtenir les soins dont il aurait pu avoir besoin. , conclut-elle.

Une photo de Samwel Uko, des peluches et une roche sur laquelle est inscrit un message en l'honneur de Samwel.

Un hommage a été rendu à Samwell Uko au parc Wascana, à Regina.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Rejeté par le corps médical

De son côté, une déclaration a été déposée au nom de la famille par The Merchant Law Group. Samwel avait été invité à retourner à l’urgence si son état empirait. Or, lorsque son état s’est dégradé et que la police l’a amené aux urgences, on ne lui a pas donné les soins dont il avait besoin. Il a plutôt été escorté hors de l’édifice par les agents de sécurité , affirme-t-elle.

Le fait que Samwel a été escorté par la police la deuxième fois met en évidence que son état mental s'était détérioré. Ce rejet par le personnel médical a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase , avance la famille.

Le directeur général de la SHA, Scott Livingstone, a déclaré que l'établissement a passé trop de temps à essayer d’obtenir l’identité de Samwel et pas assez de temps à se concentrer sur ses besoins.

Les circonstances entourant la mort de Samwel Uko seront examinées au cours d’une enquête du coroner, qui devrait débuter à Regina le 20 septembre.

D’après les informations de Guy Quenneville

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