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Pelouse interdite dans un parc à Toronto après l'expulsion de sans-abri

La clôture en métal bleue bloquant l'accès à une partie du parc.

Une clôture installée au parc Trinity Bellwoods lors du démantèlement d'un campement illégal y restera pendant plusieurs semaines pour laisser repousser le gazon, indique la Ville.

Photo : CBC

Radio-Canada

Une clôture installée au parc Trinity Bellwoods à Toronto lors du démantèlement d'un campement illégal il y a deux semaines y restera pendant encore « quelques semaines » afin de laisser repousser le gazon, indique la Ville.

Des employés municipaux ont semé du gazon dans une partie du parc situé à l'ouest du centre-ville où avaient campé des sans-abri dans des tentes et des abris de fortune.

Une clôture installée pour leur expulsion le 22 juin demeurera en place temporairement pour ne pas que ce nouveau gazon soit piétiné, explique le porte-parole de la Ville, Brad Ross.

Nous avons des agents de sécurité sur place pour nous assurer que les gens ne traversent pas la clôture et ne la fassent pas tomber, ajoute-t-il.

Ce dernier n'était pas en mesure lundi de chiffrer le coût de ces mesures. Une autre clôture entourant un plus petit secteur dans le nord du parc a été retirée.

M. Ross défend le démantèlement du campement le mois dernier et la participation de la police dans l'opération. Les policiers étaient là pour assurer la sécurité des employés municipaux qui parlaient aux résidents du campement, les incitant à quitter les lieux volontairement et à se loger dans un endroit sécuritaire à l'intérieur, affirme-t-il.

Quatorze sans-abri ont accepté de le faire.

Des policiers à cheval dans le parc Trinity Bellwoods.

L'équipe d'intervention en matière de sécurité du Service de police de Toronto est intervenue lors de l'opération en juin.

Photo : Radio-Canada / Evan Mitsui/CBC News

Critiques

Des militants pour les sans-abri croient que le maintien d'une clôture dans le parc et la sécurité sur le site visent plutôt à y éviter tout autre campement illégal.

Le pasteur de rue Doug Johnson Hatlem demande à la Ville d'écouter les doléances de ces résidents. Il est grand temps que la Ville se présente à la table des négociations de bonne foi pour discuter avec ceux qui ont de bonne raison de ne pas vouloir aller dans un refuge ou pour qui il n'y a pas de place dans les refuges, dit-il.

Sara Frank, bénévole avec le regroupement Encampment Support Network in Trinity Bellwoods, fait valoir que la clôture empêche les autres Torontois de jouir du parc et ne comprend pas pourquoi la Ville semble se préoccuper davantage du gazon que des sans-abri qui y campaient.

Les gens ont besoin d'un logis, dit-elle. Ils veulent un logement abordable, selon leurs revenus.

Avec des renseignements fournis par CBC News

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