•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Économies recherchées à la STM

Les employés de la Société de transport de Montréal auront la possibilité de télétravailler au moins trois jours par semaine, durant plusieurs années.

Chargement de l’image

Une réduction de la fréquence de passage des métros est envisagée à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Chargement de l’image

Si l’avenir financier du transport en commun du Grand Montréal reste encore flou, une chose est sûre : toutes les pistes d’économie sont actuellement étudiées face à l’important manque à gagner causé par la pandémie.

L’une des solutions, en cours de concrétisation, est l’instauration permanente du télétravail pour des milliers d’employés de la Société de transport de Montréal (STM). Cette proposition, selon les informations de Radio-Canada, leur a été faite ces derniers jours.

Les employés concernés auront le choix entre le travail en présentiel à temps plein ou un minimum de trois jours en télétravail, confirme la porte-parole Amélie Régis.

À l’heure actuelle, environ 2300 employés administratifs sont en télétravail sur quelque 10 700 employés, précise-t-elle.

Une entente de principe a déjà été trouvée avec une partie des employés syndiqués, ajoute la STM. Ces accords devraient être en vigueur jusqu’au renouvellement des conventions collectives, soit en 2025 ou 2026, selon le syndicat concerné.

Chargement de l’image

Les bureaux principaux de la STM sont actuellement situés dans l'édifice de la Place Bonaventure, au centre-ville de Montréal.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Réduction des bureaux envisagée

Cette décision s’inscrit dans une volonté d’économie à grande échelle.

La STM songe à optimiser [ses] espaces et n’exclut pas la réduction des locaux.

« Nous sommes à réévaluer nos besoins en espaces de bureaux. »

— Une citation de  Amélie Régis, porte-parole de la STM

En 2019, l’organisme qui gère le réseau de métro et de bus de la métropole a décidé de rapatrier une bonne partie de ses employés administratifs à la Place Bonaventure, au centre-ville.

Un bail de 23 ans, renouvelable, a été signé, alors que la réalité du marché du travail était tout autre, soutient la STM, qui ne veut pas divulguer le montant et les conditions de cet accord. Des négociations seraient en cours.

Toujours un achalandage en forte baisse

On est encore très loin d’un retour à la normale dans le transport en commun de la grande région de Montréal. Selon les dernières données de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), l’achalandage a baissé de 63 % en mai par rapport à la même période en 2019. Il y a cependant une amélioration comparativement à l’an passé. En mai 2020, la baisse était de 81 % sur l’ensemble de ce réseau.

Chargement de l’image

L'ARTM gère le transport en commun de toute la grande région de Montréal.

Photo : Radio-Canada / Courtoisie Sophie Poliquin

Un trou financier anticipé de près d’un milliard pour l’ARTM

Alors que la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a promis la gratuité du transport en commun pour les aînés à partir de 2023 si elle est réélue cet automne, des réductions de service sont d’ores et déjà envisagées.

Comme l'a révélé Radio-Canada, l’Autorité régionale de transport métropolitain, qui finance 92 % du budget de la STM, anticipe un déficit cumulé de près d’un milliard de dollars au cours des prochaines années.

En coulisses, on glisse avoir peu de marges de manœuvre, selon les finances actuelles, durement touchées par la forte baisse d’achalandage. Par rapport au budget 2019, prépandémie, une chute d’un tiers des revenus tarifaires est prévue pour cette année (624 millions de dollars contre 940 millions).

« Les analyses et les discussions vont se poursuivre. En concertation avec ses partenaires, l’ARTM cherche des solutions. À ce stade, toutes les pistes de solution sont évaluées. »

— Une citation de  Mathieu Rouy, conseiller aux affaires publiques de l’ARTM

L’ARTM a pu bénéficier d’une aide substantielle du gouvernement du Québec d’environ 1,2 milliard de dollars pour pallier les impacts dramatiques de la pandémie, explique Mathieu Rouy, conseiller aux affaires publiques. Cette aide nous a permis de compléter l’exercice 2020 et de déposer un budget équilibré pour 2021. Mais cela ne règle pas le problème pour les années subséquentes, puisque les baisses d’achalandage risquent de se poursuivre pendant quelques années.

À moins d’une nouvelle aide du gouvernement, l’ARTM propose notamment de revoir à la baisse le nombre de passages des autobus et métros aux heures de pointe.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !