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Une carcasse de rorqual commun retrouvée au parc Forillon

La carcasse d'une baleine échouée.

La cause de la mortalité n'a pas encore pu être établie.

Photo : Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins

La carcasse d'un rorqual commun a été découverte par un employé du parc Forillon le 19 juin dernier dans le secteur du cap Bon Ami.

Quelques jours plus tard, une équipe du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins (RQUMM) a réussi à se rendre sur place pour documenter la carcasse, qui se trouve dans un endroit particulièrement difficile d'accès.

Cela a rendu l'opération un peu délicate : l'animal est au pied d'une falaise qui est accessible seulement lorsque la marée se retire, mais accessible quand même sur des roches glissantes et coupantes, détaille Robert Michaud, coordonnateur du RQUMM.

Une fois sur place, l'équipe a pu prélever des échantillons dans un court intervalle de temps, à cause de la marée montante.

La carcasse de la baleine près de laquelle se tient une personne.

La carcasse ne montrait aucun signe évident d'empêtrement ou de lésion.

Photo : Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins

La cause de la mortalité n'a pas encore pu être établie.

Selon Robert Michaud, l'échouage de grands cétacés comme le rorqual commun est relativement rare, mais contient une mine d'informations.

On connaît tellement peu de choses sur ces grands géants, que toutes les informations sont précieuses.

Une citation de :Robert Michaud, coordonnateur du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins

Des scientifiques de Pêches et Océans Canada analyseront les morceaux de peau, de gras, de muscles et des fanons récoltés sur la carcasse, ce qui pourrait permettre d'en apprendre davantage sur l’état de santé de l'animal au moment de son décès.

Difficile cohabitation

Une telle documentation est primordiale, selon Robert Michaud, car entre 50 % et 80 % des individus de l'espèce portent des signes de collision avec des navires et d'interaction avec des engins de pêche.

Nos baleines, avec lesquelles on cohabite, ont souvent maille à partir avec les instruments qu'on a mis dans la mer pour pêcher ou avec nos grands navires de métal, explique-t-il.

Pour nous, documenter les signes d'intervention humaine sur chacune de ces carcasses, ce sont des façons de comprendre cette cohabitation difficile, puis peut-être d'y apporter des solutions.

Une citation de :Robert Michaud, coordonnateur du Réseau québécois d'urgences pour les mammifères marins

À vue d'œil, la carcasse ne montrait aucun signe évident d'empêtrement ou de lésion, selon l'équipe du RQUMM dépêchée sur place. Cependant, à la taille de la carcasse, cela ne veut pas dire qu'il n'y en a pas, nuance Robert Michaud.

Le RQUMM reçoit régulièrement des signalements de carcasses de rorqual commun, dont le niveau de population du côté atlantique est considéré comme préoccupant par Ottawa.

Le rorqual commun se retrouve dans plusieurs océans du globe et compte plusieurs dizaines de milliers d'individus.

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