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Pensionnats pour Autochtones : la Première Nation George Gordon fera ses recherches

Une peluche laissée au cimetière du pensionnat autochtone de l'École industrielle de Regina, en Saskatchewan, en mémoire des enfants décédés.

La Première Nation de George Gordon est la plus récente communauté autochtone de la Saskatchewan à annoncer un tel projet de recherches. (archives)

Photo : CBC / Matthew Howard

Radio-Canada

La Première Nation de George Gordon, située à plus d’une centaine de kilomètres de Regina, prend des mesures préliminaires afin d'aider les recherches sur le site de l’ancien pensionnat pour Autochtones.

Le projet consiste à recueillir les récits des survivants et de leurs descendants afin d'identifier les terrains qui méritent d'être fouillés, selon les organisateurs.

« Nous essayons de mener un processus stratégique, réfléchi et attentif. »

— Une citation de  Sarah Longman, présidente de l’association commémorative du pensionnat pour Autochtones de l’École industrielle de Regina

Mme Longman accompagne le chef de la Première Nation de George Gordon, Ed Bitternose, ainsi qu’un survivant, à planifier les recherches et les témoignages.

[Les survivants et les descendants] vont nous aider à définir certains endroits. Lorsque vous entendez la même histoire plusieurs fois à tel endroit, vous devriez probablement faire des vérifications, a déclaré Sarah Longman.

La Première Nation de George Gordon est la plus récente communauté autochtone de la Saskatchewan à annoncer un tel projet depuis la découverte de restes humains à l’ancien pensionnat de Kamloops.

Pensionnat tristement célèbre

Au cours de sa jeunesse, le chef Ed Bitternose a expliqué avoir fréquenté trois pensionnats pour Autochtones, dont celui de George Gordon pendant un an.

Lorsqu’il a quitté les pensionnats pour Autochtones en 1966 , il s'est fait une promesse.

« Je me suis dit que je n'enverrais jamais mes enfants dans un pensionnat pour Autochtones. Un seul m'a échappé et est allé à celui de George Gordon pendant une semaine »

— Une citation de  Ed Bitternose, chef de la Première Nation de George Gordon

Selon le site Web de la Première Nation de George Gordon, l’ancien pensionnat est tristement célèbre pour ses mauvais traitements infligés aux enfants.

L’ancien pensionnat a été inauguré en tant qu'école de jour sous l'égide de l'Église anglicane du Canada en 1876. Douze ans plus tard, des logements étaient offerts aux élèves. L'école a été reconstruite après avoir été ravagée par les flammes en 1929. L’ancien pensionnat a fermé ses portes en 1996.

Des révélations-chocs

La Commission de vérité et de réconciliation du Canada (CVR) a fait la lumière sur certains des abus documentés à l’ancien pensionnat de la Première Nation de George Gordon.

Dans les années 1930, elle a découvert que les élèves étaient confinés à l'infirmerie à titre de punition.

Pendant qu'ils étaient enfermés, les élèves pouvaient ne pas être autorisés à voir leurs parents s'ils se rendaient à l’ancien pensionnat, a écrit la Commission dans son rapport.

Parmi les formes de violence physique, citons les coupes de cheveux forcées pour les filles, les gifles données aux élèves et les coups portés à leur tête contre les portes et les murs.

La CVR a constaté que, dans l'ensemble du Canada, 4100 élèves, nommés ou non, sont morts dans les pensionnats pour Autochtones.

Avec les informations de Guy Quenneville

  • Ligne bilingue d'appui pour les survivants des pensionnats pour Autochtones : 1-866-925-4419

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